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Le projet d'expansion d'un circuit automobile de l'île de Vancouver suscite la controverse

Vu aérienne du circuit automobile.

Le circuit de 2,3 km est ouvert depuis 2016.

Photo :  Google Maps

Adrien Blanc

Les propriétaires du circuit automobile Vancouver Island Motorsport veulent construire un deuxième circuit à côté du premier, mais le conseil municipal de North Cowichan et les Premières Nations voisines s'y opposent.

Le premier circuit de 2,3 km s'étend sur 18 hectares. Depuis 2016, il accueille des passionnés de course automobile qui y conduisent leur propre véhicule, prennent le volant d'un véhicule de location ou embarquent avec quelqu'un d'autre comme passagers.

En 2017, le propriétaire du circuit, GAIN Group, qui possède une quinzaine de concessionnaires automobiles sur l'île de Vancouver, a demandé une modification du zonage des terres qu'il possède pour construire un nouveau circuit sur 42 hectares, au nord du premier.

La municipalité a alors mené une consultation publique. L'Association de quartier Sathlam y a manifesté ses préoccupations quant au bruit que provoquerait le deuxième circuit, et des représentants de la Première Nation Cowichan ont dit craindre pour la protection de leurs terres ancestrales.

GAIN Group, pour sa part, argue que l'investissement de plus de 36 millions de dollars permettrait de créer environ 200 emplois au cours de la construction du circuit et une trentaine d'emplois à long terme.

Finalement, le 4 octobre, le conseil municipal de North Cowichan a rejeté la requête du groupe automobile.

Dans plusieurs lettres adressées à la Municipalité, l'entreprise GAIN Group a déclaré qu'elle comptait déposer une plainte en justice et demander un dédommagement de 60 millions de dollars à la Municipalité.

Le maire de North Cowichan, Al Siebring, conteste ce chiffre, mais il prend tout de même ce qu'il qualifie de menace au sérieux.

Imaginons que le juge impose un dédommagement de 50 millions de dollars, dit-il. Nous sommes assurés pour 20 millions de dollars. Cela laisse un coût de 30 millions de dollars, soit l'équivalent de notre revenu fiscal pour une année. Nous serions obligés de doubler la taxe foncière.

La consultation se poursuit

Mercredi, le conseil municipal a donc décidé de conduire une nouvelle réunion publique pour recueillir l'avis des habitants à la lumière de cette nouvelle information.

Jeudi, le chef de la Première Nation Cowichan, William Seymour, n'était pas disponible pour une entrevue, mais, la veille du vote, dans une lettre ouverte, il avait manifesté sa désapprobation.

Une véritable réconciliation, ce serait que North Cowichan ne remette pas ce problème sur la table.

William Seymour, chef de la Première Nation Cowichan

L'avocat de l'entreprise GAIN Group, Lorenzo G. Oss-Cech, n'a pas souhaité se prononcer sur la question.

La réunion publique se tiendra vendredi 6 décembre au Centre des spectacles Cowichan, à Duncan.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale