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Les éducatrices en milieu familial lancent une pétition

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.

La convention collective des responsables de services de garde en milieu familial est échue depuis le 31 mars.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les éducatrices en milieu familial de la région réclament de meilleures conditions de travail.

À l'instar de leurs collègues de partout en province, elles font circuler une pétition, laquelle sera ensuite déposée à l’Assemblée nationale. Le gouvernement du Québec s’est engagé dans des négociations avec les représentants syndicaux des intervenantes, dont la convention collective est échue depuis le 31 mars.

La responsable d’un service éducatif en milieu familial à Chicoutimi, Sandra Otis, veille quotidiennement sur six bambins. Elle répond à leurs besoins de base et élabore des programmes d'activités. Elle doit aussi consigner dans des cahiers la progression de chaque tout-petit placé sous son aile.

L’éducatrice et ses collègues qui administrent des milieux familiaux partout au Québec demandent deux journées pédagogiques rémunérées par année pour pouvoir remplir ces journaux de bord.

Cette revendication se retrouve d’ailleurs au coeur des pourparlers qui ont cours entre le syndicat et le ministère de la Famille du Québec.

Moi, en tant que responsable, je n'ai pas le goût de faire ça sur le bout d'un comptoir entre une intervention, entre deux enfants, un changement de couche et une demande. Je veux être capable de remplir ces documents-là adéquatement.

Sandra Otis, responsable d'un service de garde en milieu familial

Un autre sujet monopolise les discussions à la table des négociations. Pour répondre à la demande, les éducatrices revendiquent le droit d’accueillir deux enfants présentant des besoins particuliers comme des allergies multiples ou un trouble du développement.

Julie Saint-Arnaud en entrevue

Julie Saint-Arnaud est présidente régionale de l'Alliance des intervenantes en milieu familial.

Photo : Radio-Canada

Actuellement, les éducatrices ne peuvent en accueillir qu'un seul,

L'enfant arrive au service de garde puis il n'y a pas nécessairement de dépistage qui se fait. Il n'y a pas d'étiquette qui arrive avec l'enfant. C'est pendant le développement qu'on voit qu'il y a des problématiques. Quand l’éducatrice a déjà un enfant à besoin particulier, elle n'est pas capable d'avoir la subvention pour aider l'autre enfant. Donc, elle est obligée de l'exclure, note Julie Saint-Arnaud, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial Saguenay-Lac-Saint-Jean-Chibougamau. Elle précise que ce genre de situation provoque des déchirements.

Le syndicat réclame également de meilleurs salaires et aimerait que ses membres touchent 15 $ l'heure.

D’après le reportage de Catherine Gignac

Saguenay–Lac-St-Jean

Enfance