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Baux de villégiature : le ministère analyse la disparité des prix

Chalet en pleine nature

Chalet en pleine nature (archives)

Photo : iStock

Thomas Deshaies

La MRC de la Vallée-de-l’Or (MRCVO) avait réclamé cet été des ajustements à la réglementation provinciale pour qu’il n’y ait plus de disparité dans la valeur des baux de villégiature dans la région.

Selon la MRVCVO, la méthode de calcul actuelle fait en sorte que les baux de villégiature sont beaucoup plus dispendieux à Val-d’Or que dans plusieurs autres secteurs de la région. La valeur de référence est très disparate sur le territoire, déplore Pierre Corbeil, préfet de la MRC. Il peut varier, pour des secteurs à peu près comparables, de 4000 $ à La Sarre et Ville-Marie à 31 400 $ pour Val-d’Or.

La « valeur de référence » est établie par le gouvernement du Québec en fonction de la « méthode de pôle d’attraction urbain ». Le loyer d’un bail de villégiature correspond à 5 % de la valeur de terrain, selon ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Or, la MRCVO réclame que la valeur des terrains soit établie en fonction du rôle d’évaluation foncière plutôt que la méthode de calcul du ministère. Selon la MRC, des aspects comme l’accessibilité au terrain seraient pris en compte avec cette méthode. Ça serait plus juste et davantage collé à la réalité de la valeur de la propriété, plutôt que de s’en remettre à une valeur de référence établie par le ministère selon des critères qui lui sont propres, croit M. Corbeil.

Par ailleurs, il y aurait d’importantes disparités entre le prix des baux de villégiature situés autour d’un même lac, mais dans des MRC différentes.

Invité à réagir à la prise de position de la MRCVO, le ministère a répondu par courriel qu’il a amorcé des travaux au printemps 2019 pour valider la représentativité des valeurs de référence utilisées pour le calcul des loyers pour le prochain rôle quinquennal qui débutera en 2021. Une consultation des MRC est d’ailleurs prévue.

Informé de cette réponse, le préfet se réjouit. C’est une lueur d’espoir, souligne-t-il. On a hâte que les évaluations soient complétées et qu’on puisse corriger cette iniquité qu'il y a entre les différents territoires et qui peuvent être même très évidente sur un même plan d’eau.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale