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Mort d’un homme de 23 ans à Saint-Jean, T.-N.-L. : un meurtre, confirme la police

Un trottoir fermé à l'aide de bandes de plastique, le soir.

La scène du crime, mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Meghan McCabe

CBC

Au moment où un groupe de résidents de la rue Bond, à Saint-Jean, devait se réunir pour se pencher sur la montée de la criminalité dans le quartier, le scénario le plus redouté s’est produit. Un homme de 23 ans a été retrouvé mort dans une mare de sang près d’un refuge d’urgence pour sans-abris.

La police a confirmé jeudi qu’il s’agissait d’un meurtre après qu’un médecin légiste a effectué une autopsie du corps.

Du sang sur le trottoir photographié d'un appartement en hauteur.

La rue Bond, le 5 mai 2019.

Photo : Josh Taylor / @JoshTaylorNL / Twitter

L’arme utilisée pour le meurtre est toujours inconnue. Des résidents disent que l’homme a été tué par balle, d’autres pensent qu’il a plutôt été poignardé.

Un témoin de la suite de l'incident dit qu'il a ouvert sa porte et qu’il a vu le corps d’un homme étendu sur le sol avec une blessure au cou et du sang qui se répandait autour de lui. Un autre homme se tenait debout au-dessus de lui, sanglotant et tenant ce qui ressemblait à un fusil, ajoute-t-il.

L’identité de l’homme de 23 ans, qui a succombé à ses blessures à l’hôpital, n’a pas encore été dévoilée par les autorités. La police n’a procédé à aucune arrestation, mais elle estime que la victime connaissait son tueur.

Des résidents inquiets

Une femme au regard triste regarde de biais.

Kelly Hickey s'inquiète de la recrudescence de la criminalité dans son quartier. Un homme de 23 ans a été tué tout près de sa maison, dans le centre-ville de Saint-Jean. Le manque de ressources d'un refuge d'urgence la préoccupe depuis deux ans.

Photo : Radio-Canada / Gary Locke

Dans la rue Bond, à Saint-Jean, on s’inquiétait de la montée de la violence dans le quartier depuis deux ans.

Une résidente, Kelly Hickey, avait décidé de constituer un groupe informel qui avait pour mission de se pencher sur la situation. Le groupe devait rencontrer le chef de police Joe Boland et le conseiller municipal Hope Jamieson au moment où le meurtre s’est produit.

Pas de lien avec le refuge, dit son propriétaire

Le directeur du refuge a indiqué à CBC mercredi que le fait que l’homme ait été retrouvé devant la porte d’entrée de son établissement relève d'un malheureux hasard.

Selon le propriétaire, un groupe traînait dans une ruelle près du refuge d'urgence. Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a confirmé que le défunt n’était pas un client du refuge.

Mais les résidents locaux disent que ce refuge a été le théâtre de plusieurs bagarres et agressions et que la police s’y est rendue à plusieurs reprises.

Kelly Hickey déplore le manque de ressources de ce refuge et s’inquiète des répercussions que cela peut avoir sur la sécurité du quartier.

Le directeur du refuge affirme que son équipe coopère toujours avec la police et qu’elle a remis les images des caméras de sécurité aux autorités.

Le refuge est géré par le secteur privé. C'est l'un des nombreux moyens qu'utilise le gouvernement lorsqu'une personne se voit refuser l'accès à un refuge sans but lucratif et qu’elle n'a nulle part où aller.

Ces refuges sont considérés comme le dernier échelon des services de logement, car ils ne sont pas tenus d'offrir de services autres que le lit et le repas.

Bien qu'il s'agisse d'une option de dernier recours pour le gouvernement, elle est devenue plus fréquente ces dernières années.

Terre-Neuve-et-Labrador

Crimes et délits