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Représentation des pêcheurs côtiers : l'Alliance fera ses devoirs

Un bateau avec trois hommes à bord qui pêchent le homard. Des casiers se trouvent dans le bateau.

Des pêcheurs de homard au large de l'île Bonaventure

Photo : Radio-Canada

Joane Bérubé

Le Ministère demande à l’organisme national de représentation des pêcheurs de lui fournir sa liste de membres ainsi que ses statuts et règlements. Le président de l’Alliance, O’Neil Cloutier, indique que ces registres sont ouverts. Nos listes de membres sont officielles, ils [NDLR Les fonctionnaires du ministère] peuvent venir voir nos états financiers, les livres vont se fermer bientôt, ils regarderont , assure M. Cloutier.

L’Alliance desservirait 156 membres en règle, deux bandes autochtones et des membres affiliés.

Le ministre responsable du MAPAQ, André Lamontagne, a confirmé que l’organisation recevrait son financement si elle se conformait aux nouvelles conditions du programme. La balle est dans notre camp et on va y répondre, assure O’Neil Cloutier.

Ces exigences surviennent à la suite des doléances du Regroupement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles-de-la-Madeleine (RPPCI) qui souhaite remplacer l’Association des pêcheurs professionnels des Îles (APPIM) au sein de l’Alliance et ainsi obtenir de l’argent pour la représentation des homardiers madelinots au sein des comités nationaux et provinciaux.

Des homardiers à quai.

Des homardiers des Îles-de-la-Madeleine (archives)

Photo : Radio-Canada

L’Alliance ne devrait toutefois recevoir que les deux tiers de son financement habituel puisque le ministre André Lamontagne retiendra le tiers du montant dévolu aux Îles-de-la-Madeleine.

Ce financement sera de retour lorsque les Madelinots se seront entendus sur un représentant au sein de l’organisation nationale.

Aux Madelinots de choisir

M. Cloutier indique que l’organisation nationale n’interviendra pas dans le conflit entre les deux groupes. Nous ce qu’on dit, [c'est] réglez vos problèmes d’abord et après venez vous asseoir parce qu’on peut juste avoir une seule organisation par région pour le même secteur d’activités selon la charte. On ne peut pas avoir deux organisations pour la même espèce dans la même région.

O’Neil Cloutier affirme avoir eu des échanges avec le RPPCI et avoir demandé la liste de ses membres. On ne l’a jamais eu, relève-t-il.

O'Neil Cloutier.

Le porte-parole du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, O'Neil Cloutier.

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Le président de l'Alliance ne se prononcera pas sur l'organisation la plus apte à représenter les Madelinots sur le plan national.

L’Alliance, rappelle-t-il, est une organisation nationale qui défend des dossiers nationaux.

Il n’en demeure pas moins, admet M. Cloutier, que la querelle madelinienne rend le fonctionnement de l’Alliance plus difficile en l’absence des Madelinots.

À la fin octobre, l’Alliance tenait son assemblée générale annuelle. Les discussions ont porté, entre autres, sur les enjeux de traçabilité du homard et sur la présence de la baleine noire.

Des représentants du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ont assisté à cette rencontre.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches