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Quels sont les risques si on tombe sur les rails du train léger à Ottawa?

Des usagers attendent le train léger sur le quai.

Contrairement à d'autres métros, les usagers du train léger à Ottawa n'ont pas accès à des manettes d'urgence sur les quais (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

La chute récente d’une passagère sur les rails soulève des questions de sécurité, alors que la mise en service du train léger est encore récente à Ottawa.

Une aînée est tombée sur les rails à la station Rideau mercredi en fin d’après-midi. Elle a rapidement reçu l’aide d'usagers et de l’agent d’OC Transpo présent sur le quai pour remonter sur la passerelle.

Les ambulanciers ont précisé jeudi qu’il s’agissait d’une chute mécanique et que la femme, qui est légèrement blessée, ne souffrait d’aucun problème médical. De son côté, l’Unité des agents spéciaux d’OC Transpo enquêtera pour tenter de faire la lumière dans ce dossier.

Attention au train et non à l’électricité

Si une personne tombe sur les rails, qui ne sont pas très profonds, le principal danger – en plus de se blesser – est le train qui arrive. Les rails eux-mêmes ne sont pas électrifiés, contrairement aux métros de Toronto ou de Montréal.

Si le train doit être arrêté rapidement, c’est au conducteur à prendre la décision. Les usagers n’ont pas accès à une manette d’urgence sur les quais. On a donné cette responsabilité aux chauffeurs qui peuvent vraiment voir le système, le quai, s’il y a un problème sur les rails ou en avant, s’ils peuvent arrêter à temps, précise Michael Morgan, directeur du programme de construction ferroviaire à la Ville d’Ottawa.

On demande à nos chauffeurs d’être en contrôle du train et d’être prêts à s’arrêter à temps.

Michael Morgan, directeur du programme de construction ferroviaire à la Ville d’Ottawa

On a construit les stations pour que les chauffeurs puissent voir le long du quai, pour qu’ils puissent s’arrêter à temps [s’il y a quelqu’un ou quelque chose sur les rails]. Ils ont des trains avec des freins vraiment puissants pour arrêter rapidement, ajoute Michael Morgan. Lorsqu’ils arrivent à une station, ils sont déjà en train de réduire leur vitesse. S’ils ont besoin d’arrêter, ils peuvent le faire vraiment rapidement.

À Montréal, les usagers peuvent actionner des freins d’urgence à l’intérieur des voitures de métro. Il y a également des points d’assistance sur les quais de chaque station, comprenant une poignée permettant de couper l’alimentation électrique des voies.

Un certificat de sécurité

Le Groupe de transport Rideau (RTG) a dû évaluer, avant la mise en service du train léger, un éventail de risques potentiels et les mesures les plus efficaces pour les contrer. RTG a notamment conclu qu’il n’était pas nécessaire d’installer des manettes de sécurité sur les quais.

M. Morgan sourit en regardant la caméra.

Michael Morgan, directeur du programme de construction ferroviaire à la Ville d’Ottawa

Photo : Radio-Canada / Claudine Richard

La sécurité des usagers est assurée par différentes équipes, en plus des conducteurs. L’Unité des agents spéciaux a ainsi accès aux caméras de surveillance et des agents, avec leur veste rouge, sont présents sur le quai à chaque station. La présence de ces derniers fait toutefois partie d’une période de transition.

On va continuer à utiliser ces agents pendant quelques mois. On ne sait pas encore quand on va arrêter ce service, a souligné Michael Morgan. C’est une décision qu’on va prendre, si on arrête ou on réduit le nombre de personnes qui sont dans les stations.

Bonifier les mesures de sécurité

De son côté, Anne-Marie Roy, membre de Free Transit Ottawa, suggère d’installer des bandes de caoutchouc le long des quais et sur les marches des escaliers afin de prévenir les chutes.

La militante pour un meilleur transport en commun évoque aussi l’ajout de barrières lorsque le train arrive pour assurer la sécurité des usagers. Elle juge également les quais trop étroits. Il faut que les plateformes du train léger puissent accommoder une foule grandissante, soutient-elle.

Avec les informations de Claudine Richard et de Stéphane Leclerc

Ottawa-Gatineau

Transport en commun