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Des sanctions plus lourdes et plus rapides pour les conducteurs en état d'ivresse

Une automobiliste passant l'alcootest lors d'un barrage routier à Surrey, en Colombie-Britannique, juste avant minuit, le 24 septembre 2010. La conductrice, dont le taux d'alcool dans le sang était de 0,05, a immédiatement reçu une amende de 200 $ et une interdiction de conduire pendant trois jours.

La Société d’assurance publique du Manitoba (MPI) a lancé une campagne d’information publique à l’échelle de la province, axée sur la conduite avec facultés affaiblies et la nouvelle approche.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Laïssa Pamou

Au Manitoba, les conducteurs avec les facultés affaiblies pourraient perdre immédiatement et de façon temporaire leur permis de conduire et leur véhicule, et faire face à des sanctions financières importantes.

La nouvelle approche, appelée interdiction immédiate sur le bord de la route, a été présentée jeudi par la ministre de la Justice, Cliff Cullen. Elle entrera en vigueur le 16 décembre.

Parmi les changements pour les conducteurs qui provoquent un avertissement sur un appareil de détection approuvé figurent une nouvelle amende allant de 400 $ pour une première infraction, à 600 $ à partir de la troisième.

Le contrevenant s’expose également à la saisie de son véhicule pendant trois jours la première fois, et 30 jours à compter de la troisième infraction.

Pour les nouveaux conducteurs arrêtés en ayant les facultés affaiblies qui enregistrent un échec au taux d’alcoolémie et ne causent ni blessures corporelles ni mort, la police aura le pouvoir discrétionnaire d’imposer une amende de 700 $ ainsi qu’un antidémarreur obligatoire d’un an, plutôt que de déposer une accusation criminelle.

Ces nouvelles mesures s’ajoutent aux 90 jours de suspension de permis, aux 30 jours de retrait de véhicule et à l’obligation de suivre un programme de rééducation auprès de la Fondation manitobaine de lutte contre les dépendances.

Debout devant un micro, un homme d'âge moyen en costume et cravate regarde vers la droite, l'air grave.

La province souligne que cette approche a déjà fait ses preuves en Colombie-Britannique, où elle est appliquée depuis 2010.

Photo : CBC / John Einarson

Selon le gouvernement, cette approche fournit une solution plus rapide à l’alcootest et résout des problèmes à l’extérieur du système judiciaire pour les conducteurs qui refusent ou échouent à un test de dispositif de dépistage approuvé pour la première fois.

Les conducteurs aux facultés affaiblies continuent de tuer les Manitobains. Nous devons en faire plus pour que les gens sachent que cela est inacceptable , dit M. Cullen.

En additionnant toutes les sanctions administratives et les sanctions pécuniaires, le coût minimum d’un avertissement variera de 700 $ pour une première violation à 3420 $ pour la troisième.

Le coût minimum pour un échec sera de 3520 $ et le coût minimal de refus du dispositif de détection approuvé sera de 3970 $.

Nous sommes convaincus que cette approche permettra aux policiers de reprendre la route plus rapidement, d’arrêter davantage de conducteurs aux facultés affaiblies et d'assurer notre sécurité à tous.

Cliff Cullen, ministre de la Justice

La Société d’assurance publique du Manitoba (MPI) a lancé une campagne d’information publique à l’échelle de la province, axée sur la nouvelle approche et sur la conduite avec les facultés affaiblies.

La province souligne que cette approche a déjà fait ses preuves en Colombie-Britannique où elle est appliquée depuis 2010. « Elle a permis de sauver 351 vies et de réduire de 50 % le nombre de décès liés à l’alcool dans cette province », indique le communiqué envoyé aux médias.

Manitoba

Justice et faits divers