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Valoris à la recherche de clients pour regarnir ses coffres

Un camion ensevelit des déchets sous la terre.

Le site d'enfouissement de Bury.

Photo : Image fournie par Valoris

Radio-Canada

Endettée de plus de 44 millions de dollars, l’entreprise de valorisation des déchets Valoris recherche ardemment des clients qui voudront bien payer pour la matière qu’elle souhaite détourner de l’enfouissement afin de regarnir ses coffres.

C’est ce qui a pu filtrer jeudi d’un point de presse à propos du plan de redressement budgétaire du centre de tri qui sera rendu public au cours des prochaines semaines, après que le conseil d’administration l’ait entériné.

On a près de 70% des matières qui sont actuellement dans les déchets qui ne devraient pas s’y retrouver. On les sort. Il s’agit de trouver des valorisateurs et faire de l’argent avec la vente de ces produits-là, explique le directeur général par intérim de Valoris, Denis Gélinas.

On est en discussion à l’heure actuelle, on a fait des tests cet été, on sait ce qu’on peut sortir... Il y a des entreprises qui se sont montrées intéressées à avoir la marchandise, mais est-ce qu’elles sont intéressées à payer? Ça, c’est une autre chose, ajoute-t-il.

Il faut qu’on nous paie un juste prix pour une matière qui a été manufacturée, parce que le sac qu’on reçoit ici, ce n’est pas ce qu’on leur donne [aux entreprises] : on le tri, on présente un certain type de matière et ça vaut de l’argent.

Denis Gélinas, directeur général par intérim de Valoris

En juillet, la vérificatrice générale de Sherbrooke a dressé un portrait accablant sur les activités du centre de tri, ce qui a grandement inquiété de nombreux intervenants du milieu municipal. Le plan de redressement a été présenté aux maires des différentes municipalités membres, dont Cookshire-Eaton et Bury, mercredi soir.

Je trouve que c’est positif, affirme le maire de Bury, dans le Haut-Saint-François, Walter Dougherty. Il y a un plan de redressement fait. Je suis content qu’on a fait ça et ça devrait marcher. On a eu des problèmes, tout le monde le sait, mais j’ai confiance que ça va marcher un jour. Dans une nouvelle industrie et une nouvelle technologie, il y a toujours des obstacles en cours de route.

Le conseil d'administration a déjà assuré les municipalités que la tarification demeurerait à 237$ la tonne en 2019 et suivrait l'indice du prix à la consommation pour les années suivantes. Une enveloppe de près d'un million et demi de dollars est réservée au budget de fonctionnement 2020 pour la mise en oeuvre du plan amorcé cette année et qui s'échelonne sur trois ans, soit jusqu'en 2021.

Est-ce qu'on s'ajustera pendant ces années pour le prolonger avec différents moyens? Ça se peut, mais pour l'instant, notre plan est vraiment fait. [...] C'est un plan solide, on est tous ensemble dans la réussite et c'est ce qu'on va faire, assure le maire de Sherbrooke et président du c.a. de Valoris, Steve Lussier.

En juin, les élus sherbrookois avaient débloqué un budget additionnel de 3,5 millions de dollars pour renflouer les coffres de l'entreprise.

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