•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Procédure de destitution : John Bolton brille par son absence

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton.

L'ancien conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton ne s'est pas présenté à une audition de la Commission sur les affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Photo : The Associated Press / Cliff Owen

Radio-Canada

John Bolton, l’ancien conseiller à la sécurité nationale, ne s'est pas présenté à une audience de la Commission sur les affaires étrangères de la Chambre des représentants dans le cadre de la procédure de destitution à l'encontre du président américain Donald Trump.

Un avocat de l’ancien conseiller a indiqué que celui-ci ne témoignerait pas volontairement devant les membres de la Commission.

Toutefois, il n’y a pas eu d’assignation à comparaitre à son encontre – le subpoena que les membres de la Commission peuvent transmettre aux témoins qu'ils veulent entendre.

Selon un membre cette Commission, les avocats de John Bolton allaient contester en cour l’assignation à comparaître. Les démocrates qui mènent l’enquête n’étaient pas prêts à emprunter de nouveau cette voie, après que de la Maison-Blanche eut transposé, devant les tribunaux, les assignations à comparaître de plusieurs autres témoins.

Selon le Washington Post, qui cite des sources proches de M. Bolton, celui-ci n’a pas fermé la voie à une comparution, mais il attend de connaître le résultat de la bataille légale entre le Congrès et la Maison-Blanche sur la constitutionnalité des assignations à comparaître.

John Bolton avait été limogé par Donald Trump il y a deux mois, après des désaccords sur l'Iran et la Corée du Nord.

Petite consolation pour les démocrates : la comparution à huis clos de Jennifer Williams, une assistantes du vice-président Mike Pence. Celle-ci était présente lors de l’appel téléphonique entre ls président ukrainien Volodymyr Zelensky et Donald Trump, appel qui a décidé les démocrates à lancer une procédure de destitution.

Premier témoin employé par les services de Mike Pence à accepter la convocation des démocrates, Mme Williams a confirmé que cet échange téléphonique était « inhabituel »et très « politique », a rapporté CNN sur la base de sources anonymes.

Cet entretien devrait être parmi l'un des derniers menés à huis clos, avant l'entrée dans une nouvelle phase beaucoup plus spectaculaire avec les premières auditions publiques à partir du 13 novembre

L’enquête de la Chambre des représentants pourrait d’ailleurs être terminée d’ici Noël. La mise en accusation serait ensuite soumise au vote de la Chambre. Si elle est adoptée, la mise en accusation se poursuivrait au Sénat, qui serait chargé de faire le procès du président américain.

Avec les informations de Agence France-Presse

Politique américaine

International