•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réforme du PEQ : la mobilisation s'organise à l'UQAR

Des étudiants dans un auditorium.

Des étudiants internationaux de l'UQAR se disent inquiets de la décision du gouvernement Legault de modifier les règles du programme.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La mobilisation contre la réforme du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) s'organise. L’Association générale étudiante du campus de Rimouski (AGECAR) s'est jointe aux nombreuses voix qui demandent au gouvernement Legault de revenir sur sa décision de modifier les règles du programme lors d'une assemblée, jeudi.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement Legault a annoncé des modifications au PEQ qui font en sorte que seuls certains diplômes ou expériences de travail permettent maintenant d'avoir accès au Certificat de sélection du Québec, nécessaire pour obtenir la résidence permanente. Ces changements ont créé le désarroi chez plusieurs étudiants internationaux dans la province.

Je me sens trahie, a mentionné Laetitia Gaurier, installée au Québec depuis six ans. J’ai toute ma famille d’adoption qui est ici, j’ai beaucoup d’amis, a-t-elle dit, peinant à s'expliquer pourquoi le gouvernement québécois envoie le message que, du jour au lendemain, ce que tu fais, ce que tu es, ce n’est pas ça qu’on veut.

C’est un message que la communauté québécoise envoie à travers le monde.

Laetitia Gaurier
Laetitia Gaurier répond aux questions d'une journaliste dans un auditorium.

Laetitia Gaurier ressent de la déception et de la colère face à la décision du gouvernement Legault.

Photo : Radio-Canada

Pourtant, le Québec, l’une des raisons pour lesquelles je l’aime tellement, c’est ses valeurs d’accueil et d’accepter l’autre comme il est tout simplement, c’est quelque chose de fondamental. Ça m’affecte énormément, a-t-elle fait valoir.

Selon elle, la situation du Québec sera très compliquée dans une quinzaine d’années si les portes des institutions scolaires postsecondaires québécoises sont fermées aux étudiants internationaux. La situation lui cause de la déception et de la colère.

Une analyse partagée par le député péquiste de Rimouski, Harold LeBel. On a gagné des points avec les droits acquis de ceux qui sont là, mais on a besoin que d’autres viennent plus tard, a-t-il dit, ajoutant qu'il faut cogner sur la table et il faut se mobiliser afin que le gouvernement caquiste change de cap.

Ça a un impact majeur sur l’UQAR, ça a un impact majeur sur nos régions cette réforme-là qui n’est pas humaine.

Harold LeBel, député de Rimouski

Le député de Rimouski a affirmé qu’il n’accepte pas cette réforme. Il y a beaucoup de députés à Québec qui ne l’acceptent pas et qui avaient honte de voir, cette semaine, le gouvernement se dépêtrer là-dedans, a-t-il mentionné au sortir de la réunion. Il invite les étudiants touchés par ces changements à lui communiquer leur histoire, voire à se déplacer à l'Assemblée nationale à Québec, afin que le gouvernement entende leur point de vue.

Un moment « très émotif »

C’est très émotif en ce moment, a déclaré Marie-Ève Valois, peinant à retenir ses larmes à la suite de la rencontre organisée par l'AGECAR. On n’a pas le choix. Il va falloir se lever, a-t-elle dit. Mme Valois indique qu’elle ne sait pas ce qui doit être fait, mais il faut se mobiliser puis faire valoir notre point de vue.

Marie-Ève Valois répond aux questions d'une journaliste dans un auditorium.

Marie-Ève Valois a déclaré qu'elle avait « honte » du Québec.

Photo : Radio-Canada

Moi, j’ai honte. J’ai vraiment honte du Québec.

Marie-Ève Valois

On ne s’y attendait pas du tout. C’est quand même assez drastique comme loi, a pour sa part commenté Élisa Mignot. Elle souhaite que la population se mobilise contre cette politique du gouvernement québécois. Je ne comprends pas et ça m’énerve.

Avec les informations d'Édith Drouin

Bas-Saint-Laurent

Politique provinciale