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Une famille birmane s'intègre en Alberta grâce aux services francophones

Une femme de 39 ans assise à côté de sa fille de 20 ans. Elles ont des cheveux noirs. Derrière elle, il y a un portrait de famille dans un cadre.

L'arrivée en Alberta de Tawa (à gauche) et de sa fille Stella, en juin dernier a été difficile sans l'aide d'organismes francophones.

Photo : Radio-Canada

Charlotte Dumoulin

Plongée dans la culture québécoise depuis 11 ans, une famille birmane se donne un nouveau défi : vivre en Alberta. Mais comme elle ne parle pas anglais, les organismes francophones deviennent sa bouée de sauvetage.

À 28 ans, Tawa Wah a fui la guerre en Birmanie avec ses six enfants pour refaire sa vie au Canada. Après être passée par un camp de réfugiés en Thaïlande, elle est arrivée dans la ville de Québec, où elle a réussi à apprendre un français de base. La région lui a rapidement plu.

Toutefois, 11 ans plus tard, la mère de famille a décidé de faire le saut à Red Deer, en Alberta, pour rejoindre son nouveau compagnon. Les membres de la famille ne parlaient cependant pas un mot d’anglais. Pour Tawa, les premières semaines ont donc été difficiles et stressantes.

C’est facile pour les enfants, mais pour moi, c’est très dur, explique Tawa. J’ai besoin de parler [anglais] pour aller à l’hôpital.

Enceinte de quatre mois à son arrivée en Alberta, Stella, la fille cadette de Tawa, a elle aussi trouvé pénibles ses débuts dans la province. Elle ne parvenait pas à trouver un médecin francophone.

Une photo d'un ventre de femme enceinte. La femme a les deux mains sur son ventre. Elle a une bague de fiançailles à son doigt.

Stella Paw était enceinte de quatre mois à son arrivée en Alberta. Elle a seulement trouvé un médecin de famille trois mois plus tard.

Photo : Radio-Canada

Je m’inquiétais. Je me disais : "Comment on va faire?" Il n'y avait personne qui pouvait nous aider. Je me suis dit : "On ne va pas pouvoir s’en sortir", se rappelle Stella.

Une rencontre qui a tout changé

Le parcours des Wah a toutefois pris une autre tournure après l'ouverture du Centre d'accueil francophone de la Cité des Rocheuses, à Red Deer, en juillet dernier.

On les a aidés dans la recherche de la maison; à apprendre l’anglais; à avoir des médecins de famille; à renouveler les cartes qui sont expirées; à avoir des cartes [d'assurance] maladie..., explique Laurène Wibina, conseillère d'établissement au centre d’accueil de la région.

En deux jours, la travailleuse a réussi à trouver un médecin francophone pour la femme de 20 ans.

Grâce à l’aide, on est capables de moins s’inquiéter.

Stella Paw

Avec ce poids de moins sur leurs épaules, les Wah apprécient davantage leur nouvelle ville et croient qu'ils se considéreront un jour comme Albertains. Selon Stella, si la famille a réussi à s’intégrer au Québec il y a 11 ans, elle y arrivera une deuxième fois en Alberta.

Ici, les gens sont gentils, souriants et vraiment patients, aussi, confie-t-elle.

Cette dernière avoue toutefois que, si elle avait connu l’existence de ces services plus tôt, elle n'aurait pas attendu d'avoir les pieds dans la province pour contacter des organismes francophones.

Laurène Wibina assure justement que le nouveau centre d’accueil s'est donné la mission d’être plus visible, puisqu'à Red Deer, l’histoire de la famille Wah n’est pas unique.

Le centre, qui n'est ouvert que depuis quatre mois, est aux prises avec une importante demande pour ses services. Une vingtaine de clients bénéficient déjà de son aide.

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