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  • Depuis un siècle, les Canadiens à l'avant-garde du combat contre le diabète

    Photo de Frederick Banting et d'une médaille célébrant le prix Nobel de médecine que le médecin canadien a obtenu en 1923.

    C'est en 1921 que Frederick Banting et Charles Herbert Best découvrent l'insuline, qui demeure un élément essentiel dans la lutte contre le diabète.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    C’est le 14 novembre 1991 qu’a été soulignée la première Journée mondiale du diabète. Elle a été lancée pour sensibiliser à l’escalade de l’incidence de cette maladie dans le monde. Des reportages présentés à Radio-Canada montrent le rôle important de Canadiens dans la lutte contre cette dernière.

    Une maladie qui s’étend

    Au jour le jour, 26 octobre 1982

    En 1982, la journaliste Caroline Carel interviewe l’endocrinologue Jean-Louis Chiasson, qui est le directeur du laboratoire de recherche sur le diabète.

    Dans cette entrevue, présentée à l’émission Au jour le jour le 26 octobre 1982, le docteur Chiasson explique ce que sont les différentes formes, les causes et les symptômes qui accompagnent cette maladie.

    Le docteur Chiasson souligne que le diabète frappe de plus en plus de gens. Le nombre de malades croît de 6 % par année ce qui fait que le taux de diabétiques double tous les 15 ans.

    L’Organisation mondiale de la santé a par la suite confirmé l’évaluation du docteur Chiasson. Entre 1980 et 2016, selon un rapport de l’organisation onusienne, le nombre de diabétiques a quadruplé.

    422 millions de personnes souffraient du diabète en 2016. Si ces gens constituaient un pays, ce dernier serait le troisième plus peuplé de la Terre.

    Des Canadiens à l’avant-garde pour la combattre…

    De ce nombre, il y aurait eu 2,3 millions de Canadiens atteints par le diabète et 880 000 Québécois.

    La communauté médicale canadienne est depuis longtemps à l’avant-garde du combat contre cette maladie.

    Découverte, 29 novembre 1998

    Le 29 novembre 1998, l’animateur Charles Tisseyre de l’émission Découverte et la réalisatrice Emmanuelle Sauriol nous racontent l’exploit du médecin et pharmacologue canadien Frederick Banting.

    En 1921, il réussit à contrecarrer le verdict, mortel à l'époque, du diabète.

    Le génie du docteur Banting et de son assistant, Charles Herbert Best, est d’avoir trouvé comment apporter aux gens souffrant du diabète l’hormone appelée insuline dont l’absence dans le corps humain provoque la maladie.

    Banting et Best se verront décerner le prix Nobel de médecine en 1923, avec le chimiste John James Richard Macleod.

    … et particulièrement des Albertains

    6 juin 2000, les chercheurs albertains annoncent leur réussite. Tous leurs patients ont rangé leurs seringues. Plus d’injections, plus de comas.

    Marie-Reine Roy

    Découverte, 29 avril 2001

    L’émission Découverte nous a aussi parlé de la percée médicale effectuée il y a un peu plus de 20 ans par une équipe de chercheurs de l’Université de l’Alberta à Edmonton.

    C’est la journaliste Marie-Reine Roy et le réalisateur Denis Chamberland qui nous proposent d’explorer cette percée médicale le 29 avril 2001.

    Ce qu’accomplit l’équipe dirigée par le docteur Ray Rajotte, c’est une transplantation dans le foie des diabétiques des cellules du pancréas qui fabriquent de l’insuline. Avec cette greffe, les malades pourraient bientôt cesser d’avoir à s’injecter cette hormone.

    Le reportage raconte comment l’équipe du docteur Rajotte a réussi à surmonter les difficultés liées à ce type de greffe.

    Les cellules transplantées finissent par mourir et les chercheurs ignorent pourquoi.

    Le docteur Rajotte décide alors de demander l’aide d’un spécialiste des rejets de transplantations, le docteur James Shapiro. Ce dernier et un de ses collègues analysent les dossiers de 400 patients diabétiques transplantés.

    Ils concluent que les coupables des rejets sont les médicaments antirejet à base de stéroïdes. Ces derniers, utilisés pour protéger les reins, détruisent les cellules.

    En partant de ces informations, l’équipe de chercheurs albertains réorganise les procédures de greffe.

    Un nouveau cocktail de médicaments antirejet est inventé par le docteur Shapiro.

    Par ailleurs, on utilisera des pancréas vivants plutôt que congelés pour extraire les cellules à transplanter.

    On sélectionnera aussi des sujets moins gravement malades que précédemment, mais dont la vie est quand même rendue pénible par le diabète.

    Le nouveau traitement est très risqué. Deux des trois médicaments antirejet utilisés par le docteur Shapiro ne sont pas homologués en Amérique du Nord. Il y a une possibilité qu’un patient développe un cancer lymphatique.

    Malgré tout cela, l’équipe de l’Université de l’Alberta trouve huit patients idéaux qui consentent à affronter ces risques.

    Le 6 juin 2000, elle annonce ses résultats.

    Ses huit patients ont rangé leurs seringues. Ils n’ont plus à s’injecter de l’insuline pour combattre le diabète.

    La nouvelle de la découverte fait rapidement le tour des postes de télévision de la planète.

    Les chercheurs canadiens continuent d’être à l’avant-garde du combat contre le diabète.

    Par exemple, une équipe de l’Institut de recherches cliniques de l’Université de Montréal a inventé un pancréas artificiel qui injecte automatiquement la bonne quantité d’insuline selon la glycémie des patients

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