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Armes de poing : Ensemble Montréal veut qu’Ottawa garde ses prérogatives

Des armes d'assaut et de poing.

Le parti Ensemble Montréal entend déposer une motion qui réclame l'arrêt immédiat des importations et de la fabrication d'armes de poing au pays.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'opposition officielle à l'hôtel de ville de Montréal estime que la responsabilité de bannir les armes de poing doit être assumée par Ottawa. Pour le parti Ensemble Montréal, les libéraux de Justin Trudeau font fausse route en voulant donner aux municipalités le pouvoir d'interdire ces armes sur leur territoire.

En campagne électorale, Justin Trudeau a promis de bannir les armes d'assaut, comme les fusils semi-automatiques AR-15, utilisés dans des tueries de masse ces dernières années. Mais il a choisi de refiler aux municipalités le contrôle des armes de poing.

Justin Trudeau s’était aussi engagé à travailler avec les provinces pour aider les villes.

La Ville de Montréal a également demandé au gouvernement Trudeau l'interdiction des armes de poing (Nouvelle fenêtre). Les élus municipaux de Toronto avaient aussi formulé la même demande au gouvernement libéral.

Mais cette approche est vouée à l'échec, selon le chef d'Ensemble Montréal, Lionel Perez.

Même si une ville interdit la vente d'armes, comment contrôler les villes avoisinantes?

Lionel Perez, chef d'Ensemble Montréal

L'exemple américain

Heidi Rathjen de l'organisme Polysesouvient abonde dans le même sens. On n’a qu'à constater le désastre flagrant au sud de la frontière qui résulte d'un amalgame de lois locales et d'État, où les armes de poing passent facilement d'une juridiction à l'autre, affirme-t-elle.

Ensemble Montréal entend déposer une motion qui réclame l'arrêt immédiat des importations et de la fabrication d'armes de poing au pays, et la création d'un programme municipal de rachat volontaire d'armes à feu.

S’il appuie cette motion sur le fond, Alex Norris, porte-parole en sécurité publique pour Projet Montréal, ne croit pas que la Ville devrait racheter des armes aux citoyens.

« Tout comme une interdiction à l’échelle locale ne serait pas efficace, nous croyons qu’un programme de rachat purement local ne le serait pas non plus », a déclaré Alex Norris.

D'après le reportage d'Alexandre Touchette

Grand Montréal

Armes à feu