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Les universités hors Québec veulent profiter de la réforme québécoise de l’immigration

Quatre étudiants sont assis à une table dans la cafétéria de l'Université de Saint-Boniface.

En 2019, l'Université de Saint-Boniface comptait 50 étudiants internationaux.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

Radio-Canada

La réforme de l’immigration au Québec pourrait rendre les universités francophones à l'extérieur de la Belle Province plus attrayantes pour les étudiants internationaux, croient leurs dirigeants.

Vivre en anglais et étudier en français, c’est cet atout que les universités et organismes mettent en avant pour attirer les étudiants internationaux à s’installer hors Québec.

La présidente de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), Lynn Brouillette, a conscience de cet attrait.

Selon elle, il s'agit d'une occasion alléchante dans un contexte anglodominant et elle incite ceux qui désirent développer leur connaissance des deux langues officielles à étudier dans les provinces anglophones.

À Winnipeg, l’Université de Saint-Boniface (USB) se réjouit de l’arrivée possible de nouveaux étudiants internationaux. Pour la coordonnatrice du bureau de recrutement de l'USB, Nathalie Roche, la réforme québécoise de l’immigrationpeut ouvrir de nouveaux horizons.

Une volonté de rester au Manitoba

Ces dernières années, l’USB comptait environ 20 % de diplômés venus de l’étranger, de la France à l’Afrique francophone, en passant par l’Amérique latine.

Tableau de statistiques montrant l'évolution du pourcentage d'étudiants internationaux à l'Université de Saint-Boniface.

En cinq ans, la proportion d'étudiants internationaux à l'Université de Saint-Boniface est passé de 23 % à 17 %.

Photo : Radio-Canada

Parmi ces étudiants, environ 64 % font une demande pour rester au Manitoba par la suite, une bonne nouvelle pour Nathalie Roche, qui y voit un symbole de l’attractivité de la région.

Ce sont des personnes qui découvrent le Manitoba et qui restent là pendant trois ou quatre ans

Nathalie Roche, coordonnatrice du bureau de recrutement de l'Université de Saint-Boniface
Tableau statistiques récapitulant la proportion d'étudiants internationaux de l'Université de Saint-Boniface faisant une demande de résidence permanente après leurs études.

En moyenne, 64 % des étudiants internationaux de Saint-Boniface font une demande de résidence permanente après l'obtention de leur diplôme.

Photo : Radio-Canada

De Grenoble au conseil municipal de Winnipeg

Parmi ceux qui sont restés, il y a Guillaume Cisse, qui n’est pas passé par le Québec pour ses études.

Ce jeune français originaire de Grenoble est venu à l'Université de Saint-Boniface pour étudier en administration des affaires. Une fois son diplôme en poche, il a d’abord fait un stage dans le bureau du conseiller municipal de Saint-Boniface, Mathieu Allard, avant d’y être embauché en tant qu’assistant.

Aujourd’hui, le jeune homme s’occupe de la correspondance en français, répond au téléphone et gère des bases de données, mais de son propre aveu, il ne pensait pas en arriver là.

À l’origine, Guillaume Cisse était venu à Winnipeg rejoindre une partie de sa famille pour améliorer son anglais. Il a toutefois été étonné de voir beaucoup de gens qui [y] parlaient français.

Ça me fait vraiment plaisir lorsque je suis à l’arrêt de bus, par exemple, d’entendre des gens parler en français.

Guillaume Cisse
Portrait de Guillaume Cisse à l'Hôtel de Ville de Winnipeg.

En arrivant,Guillaume Cisse ne pensait pas s'installer à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

En quatre ans, le Manitobain d’adoption a appris à aimer Winnipeg et se voit tout à fait y vivre. En plus d’avoir atteint son objectif initial d’améliorer son anglais, il se dit heureux de pouvoir travailler en français.

À l’avenir, l’USB espère encore diversifier son recrutement à l’international. Elle va plus particulièrement se concentrer sur la France, les États-Unis, le Sénégal et le Maroc.

Manitoba

Éducation