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Jim Karygiannis est expulsé du conseil municipal de Toronto

Un homme est assis.

Le conseiller municipal Jim Karygiannis devait être expulsé du conseil municipal à la suite de dépenses trop élevées en période électorale. Celui-ci a déclaré que c'était une erreur administrative (archives).

Photo : Radio-Canada / Mark Bochsler/CBC News

Radio-Canada

Jim Karygiannis n’est plus conseiller municipal à la Ville de Toronto pour le quartier 22 en raison d'un dépassement de ses dépenses pour l'élection de 2018. Celui-ci a déclaré qu'une erreur administrative était en cause, et qu'il était en contact avec son avocat et son contrôleur pour corriger l'erreur.

La greffière municipale de Toronto, Ulli Watkiss, a avisé Jim Karygiannis cet après-midi de la fin de son mandat et du fait qu’il ne peut être élu ou nommé à aucun poste avant les élections municipales de 2022, comme l'exige la Loi sur les élections municipales - qui est une loi provinciale.

Le conseiller a par la suite confirmé avoir été contacté par la Ville de Toronto à ce sujet. Après un examen attentif de l'état financier supplémentaire, il a été établi qu'il y avait eu une erreur administrative lors du remplissage des documents, a-t-il cependant précisé dans un communiqué. Je suis en contact avec mon avocat et mon vérificateur afin de corriger l'erreur.

J'ai hâte de poursuivre mon travail à titre de conseiller municipal du quartier 22 de la ville de Toronto et de servir les gens de Scarborough-Agincourt.

Le maire de Toronto, John Tory, avait également réagi à la nouvelle plus tôt mercredi après-midi dans une déclaration écrite: Il s'agit d'une nouvelle soudaine et choquante et d'une situation malheureuse pour toutes les personnes concernées, y compris le conseiller municipal, le personnel de son bureau, la greffière municipale, et les résidents qui ont élu [le conseiller].

Le conseiller Karygiannis a travaillé fort au cours des cinq dernières années à l'hôtel de ville pour servir les résidents de Scarborough-Agincourt. Je vais m'assurer que ces résidents continuent d'être bien servis par la Ville, a-t-il ajouté.

Dépassement de 25 962,70 $

La Loi permet aux candidats de dépenser un montant maximal en période électorale. Selon un communiqué de la Ville de Toronto, pour le quartier 22 en 2018, ce total était de 61 207,95 dollars, avec un maximum de 10 % - ou 6120,80 $ - à dépenser pour les "partis et autres expressions d'appréciation" après le jour du scrutin.

La Ville rappelle également qu’il incombe aux candidats de s'assurer que leurs documents financiers sont exacts et conformes à la Loi.

M. Karygiannis a soumis ses dépenses sous la rubrique "partis et autres expressions d'appréciation", d’un montant de 32 083,50 $, ce qui dépasse de 25 962,70 $ le plafond des dépenses.

Brad Ross, du service de communications de la Ville, explique que si un candidat est pris en défaut et dépense plus que ce qui est permis par la Loi sur les élections municipales signifie la perte automatique du siège, qui sera déclaré vacant : Il n'y a pas de marge de manœuvre, il n'y a pas de discrétion de la part du greffier municipal. La loi est très claire à ce sujet.

Les limites de dépenses sont là pour garantir des règles du jeu qui soient équitables pour tous, note Brad Ross, avant d'ajouter qu'il n'a jamais vu cela se produire avant à la Ville de Toronto.

La greffière municipale fera rapport au conseil municipal de Toronto à sa prochaine réunion, le 26 novembre, sur les prochaines étapes à suivre pour déclarer le siège vacant, conformément à la Loi de 2006 sur la Ville de Toronto. Entre-temps, le personnel du bureau du quartier 22 continuera de soutenir les résidents du quartier et relèvera de la greffière municipale jusqu'à ce que le bureau soit pourvu par nomination ou élection partielle.

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