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L'Île-du-Prince-Édouard veut réduire la pollution causée par les transports

Les roues d'un vélo sur la chaussée.

Une piste cyclable.

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

François Pierre Dufault

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard dit vouloir encourager davantage les transports actifs et les transports en commun. C'est ce qui ressort du plan premier plan d'action sur les transports durables de la province, rendu public mercredi.

Les transports sont responsables de 47 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la province insulaire. Les voitures et les camions y représentent la plus importante source de pollution, devant l'agriculture qui représente environ le quart des émissions.

Les émissions de GES causées par les transports à l'Île-du-Prince-Édouard ont d'ailleurs augmenté de 37 % entre 1990 et 2017, selon des données du gouvernement.

Nous savons que les émissions de GES causées par le transport sont à la hausse et il est temps d’inverser cette tendance, affirme le ministre des Transports, de l’Infrastructure et de l’Énergie, Steven Myers, dans un communiqué.

Mercredi, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a présenté son premier plan d'action sur les transports durables (Nouvelle fenêtre). Et c'est en encourageant les transports actifs et les transports en commun que la province compte réduire son empreinte environnementale.

Notre environnement bâti est le résultat d'une dépendance aux véhicules personnels. Pour que l'Île-du-Prince-Édouard réduise considérablement ses émissions liées aux transports, nous devons changer notre façon de nous déplacer et nous assurer que le développement appuie les transports actifs et les transports en commun.

Extrait du plan d'action sur les transports durables de l'Île-du-Prince-Édouard

Dans son plan d'action, le ministre Steven Myers propose 27 mesures pour convaincre les habitants de l'île d'utiliser moins souvent leur véhicule, ou de troquer celui-ci pour un véhicule moins polluant.

En tête de liste, la province dit vouloir améliorer l'offre de transports en commun partout sur son territoire, y compris en milieu rural. Elle s'engage aussi à promouvoir et financer des corridors de transports actifs, comme des pistes cyclables.

Les transports en commun demeurent embryonnaires à l'Île-du-Prince-Édouard. Il n'y a que la région de Charlottetown qui est desservie tous les jours de la semaine par un service d'autobus. Dans un quartier de la capitale, le service est offert depuis quelques mois seulement dans le cadre d'un projet pilote.

Des collectivités complètes, compactes et reliées entre elles faciliteront l'utilisation des transports actifs et des transports en commun.

Extrait du plan d'action sur les transports durables de l'Île-du-Prince-Édouard

Le gouvernement se met au défi de concevoir des collectivités plus durables qui favorisent la marche et le vélo plutôt que l'automobile, précise Steven Myers. En même temps, le ministre s'engage à maintenir les investissements dans le réseau routier, notamment pour l'aménagement de nouveaux carrefours giratoires qui améliorent la fluidité de la circulation et réduisent la marche au ralenti des véhicules.

Par ailleurs, le plan d'action sur les transports durables de l'Île-du-Prince-Édouard prévoit la mise sur pied d'un programme d'incitatif visant les véhicules électriques. Le document fait également mention de l'optimisation des trajets d’autobus scolaires dans le but d'économiser du carburant.

Le ministre Steven Myers se donne cinq ans pour mettre en oeuvre son plan d'action. Il promet de consulter les partis d'opposition à l'Assemblée législative afin de déterminer les mesures prioritaires pour la prochaine année.

Toutefois, aucune somme d'argent n'est pour l'instant rattachée à ce plan d'action.

Île-du-Prince-Édouard

Politique provinciale