•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Basket : le beau défi de Guillaume Giroux avec le Rouge et Or

L'entraîneur du Rouge et Or Guillaume Giroux

L'entraîneur du Rouge et Or Guillaume Giroux.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Guillaume Piedboeuf

Quatre ans après avoir pris la barre de l’équipe féminine du Rouge et Or et trois participations au championnat canadien plus tard, Guillaume Giroux fait face à son plus grand défi, cette saison : prouver que le succès de son programme n’était pas l’affaire de quelques joueuses.

C’est vrai qu’on a perdu plusieurs joueuses d’impact qui graduaient, mais un bon programme doit être capable de palier quand il y a des grosses pertes, explique l’entraîneur-chef du Rouge et Or à la veille du premier match de saison régulière de sa troupe, jeudi soir, à McGill.

Depuis son arrivée à Québec, Giroux travaillait avec un talentueux noyau de joueuses, dont l’athlète par excellence au pays, la saison dernière, Sarah-Jane Marois. Mais le parcours des Marois, Jane Gagné et Claudia Émond avec le Rouge et Or a pris fin l’hiver dernier avec une défaite en finale des championnats canadiens.

Depuis, Guillaume Giroux a fait des pieds et des mains pour éviter d’avoir à passer par une reconstruction. À commencer par greffer à son équipe deux joueuses d’expérience du réseau universitaire québécois qui ont décidé de revenir dans leur ville natale pour poursuivre des études supérieures.

Archambault et Roy rentrent au bercail

L’une des meilleures marqueuses de la province la saison dernière avec les Gaiters de Bishop’s, Maude Archambault, retrouve en Giroux son entraîneur au collégial chez les Nomades de Montmorency.

Quant à Élise Roy, qui arrive des Stingers de Concordia, son intensité sur le parquet se marie parfaitement avec le style de jeu préconisé par l’entraîneur du Rouge et Or. C’est une joueuse passionnée et hargneuse. S’il y a un ballon à aller chercher, c’est elle qui va l’avoir.

Ajoutez à cela deux nouvelles joueuses françaises, Leslie Makosso et Zahra Wajih, déjà prêtes à voir du terrain, et le Rouge et Or se retrouve avec une formation transformée, mais toujours compétitive. Surtout que la centre Khaléann Caron-Goudreau, joueuse défensive de l’année au Canada, patrouille encore le dessous du panier.

Plusieurs pensaient qu’on allait prendre du recul, cette année, mais dans mon cas, je suis optimiste. Plusieurs joueuses sont prêtes à prendre un rôle plus important. J’ai hyper confiance en ce groupe-là. On un petit peu de tout dans l’équipe, assure l’entraîneur-chef.

Tremblay-Lacombe saute à travers deux joueurs vers le panier

Le jeune Sidney Tremblay-Lacombe devrait être l'une des bougies d'allumage de l'offensive du Rouge et Or, cette saison.

Photo : Yan Doublet

Le début de l’ère Grant chez les hommes

Quant à l’équipe masculine, le nouvel entraîneur Nathan Grant se concentre surtout sur la nouvelle mentalité qu’il souhaite inculquer à ses joueurs. Arrivé à la barre de l’équipe il y a cinq mois, le Montréalais de 35 ans estime toutefois que son équipe est en avance sur l’échéancier qu’il s’était fixé.

En ce qui a trait à la structure, à la responsabilité des joueurs et à la façon dont on joue, l’équipe est où je pensais qu’elle serait à la fin du mois de janvier.

S’il promet du jeu rapide et intense, Grant ne fixe pas d’objectif précis en ce qui a trait aux victoires. Évidemment, l’équipe veut améliorer sa fiche de 5-11, la saison dernière. Les résultats vont venir avec la culture qu’on implante, estime celui qui s’exprime de mieux en mieux dans la langue de Molière.

L’entraîneur devra cependant composer sans les services du centre étoile Marc-André Fortin, qui manquera la saison après une opération à un pied. Ce sera donc aux vétérans Vladimir Thomas et Nicolas Desjardins, ainsi qu’au jeune Sidney Tremblay-Lacombe, de mener la charge offensivement.

Un engouement sans précédent

La bonne nouvelle pour les deux équipes du Rouge et Or, c’est que l’engouement pour le basketball semble plus grand que jamais à Québec après la conquête du championnat de la NBA des Raptors et leur venue en ville pour un camp d’entraînement, fin septembre.

Plusieurs nouveaux commanditaires se greffent cette année au Rouge et Or, donnant davantage de flexibilité financière aux équipes pour attirer de jeunes joueurs. Mais surtout, 1050 billets de saison ont été vendus en duo avec des billets pour le match intra-équipe des Raptors. Une hausse de plus de 1 500 % par rapport aux 67 abonnements de saison vendus en 2018-2019.

De beaucoup plus grosses foules sont donc attendues à l’amphithéâtre gymnase du Peps, qui paraissait parfois un peu vide, ces dernières années. On a vraiment hâte de jouer à la maison. Ça va être quelque chose de nouveau, même pour les vétérans, se réjouit le meneur de jeu de 5e année, Vladimir Thomas.

Québec

Basketball