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Les responsables de garde en milieu familial réclament de meilleures conditions de travail

Des jouets dans une garderie en milieu familial.

La garderie en milieu familial de Josée Morin est bien tranquille durant l'heure de la sieste.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Les responsables de garde en milieu familial souhaitent obtenir le même traitement que les éducatrices en Centre de la petite enfance. De concert avec la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, l'Alliance des intervenantes en milieu familial Abitibi-Témiscamingue a lancé mercredi une pétition (Nouvelle fenêtre) demandant au gouvernement une série de mesures.

Josée Morin offre un service de garde en milieu familial, régi et subventionné, depuis neuf ans. Son service est ouvert 5 jours par semaine, 10 heures par jour.

Dans une journée, rares sont les moments où elle a le temps de remplir les nouveaux cahiers d’observation exigés par le ministère de la Famille. C’est plutôt en soirée qu’elle doit effectuer plusieurs tâches.

Soit on prépare nos dîners à l’avance le soir. On a toujours des papiers à remplir, les présences des enfants. Ensuite c’est le nettoyage de la garderie, placer les jouets. C’est la réalité qu’on est toute seule et on a tout à faire, c’est demandant, mais quand on aime notre métier..., raconte-t-elle.

L’Alliance des intervenantes en milieu familial de l’Abitibi-Témiscamingue demande au gouvernement des journées pédagogiques, comme c’est le cas dans les Centres de la petite enfance, pour remplir la paperasse.

Chaque année, on a plus de tâches à accomplir, mais il n’y a pas plus d’heures dans une journée. On demande d’avoir une journée pédagogique payée pour pouvoir accomplir ces tâches-là, explique la présidente de l’Alliance régionale, Nathalie Baril.

L'organisme souhaite aussi qu'à l’instar des CPE, les responsables en services éducatifs en milieu familial puissent se faire remplacer durant leurs vacances et qu’elles obtiennent le droit d’accueillir plus d’un enfant ayant des besoins particuliers.

De moins en moins de milieux familiaux

L’Alliance des intervenantes en milieu familial de l’Abitibi-Témiscamingue représente 286 responsables en services éducatifs en milieux familiaux dans la région. Ils sont 165 de moins qu’en 2014.

La tâche est lourde, estime Nathalie Baril. La rétention et l’accréditation, ça se fait plus lentement à cause des changements réglementaires. L’accumulation des tâches qu’on a sans être valorisées pour les faire, ça en décourage certaines, ajoute-t-elle.

L'État assure aux parents en CPE 248 jours de service contre 234 en milieu familial régi et subventionné. C’est pourquoi l’Alliance réclame aussi que les responsables en services éducatifs soient remplacées lors de leurs 17 jours de vacances. Une mesure qui, selon l'organisme, faciliterait aussi la vie des parents.

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Abitibi–Témiscamingue

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