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Condamnée à l'extradition, « Madame M » est trouvée morte dans sa cellule

Une femme vue de dos et à contrejour pour préserver son identité.

« Madame M » a fui les États-Unis et un conjoint violent en compagnie de ses enfants en 2010.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Madame M », une mère de famille réfugiée au Québec avec ses trois enfants depuis huit ans pour les préserver des griffes d'un père violent établi aux États-Unis, a été trouvée morte dans sa cellule mardi, a appris Radio-Canada.

La femme a été arrêtée la semaine dernière à la suite du dernier jugement rendu par la Cour Suprême, le 17 octobre dernier. Elle était détenue à la prison Leclerc, à Laval, en attendant son extradition.

« Madame M », une Canadienne d'origine dont la véritable identité n'est pas dévoilée pour assurer la sécurité de sa famille, tentait d'éviter un procès pour enlèvement en sol américain. Elle avait accueilli ses trois enfants au Canada alors qu'elle n'en avait pas la garde pour  les soustraire à la violence de leur père, affirmait-elle.

C'est une battante. Je lève mon chapeau à cette femme-là qui a pris la décision de vouloir protéger ses enfants. Pendant huit ans, elle a été dans les faits internée presque 23 heures sur 24 dans son appartement avec des allers et retours en prison. C'est une vie épouvantable et à la suite de tout ça, on se retrouve aujourd'hui avec des enfants qui n'ont plus de mère... Je suis outrée, se désole Sylvie Morin, l'ancienne directrice de La Bouée, une maison d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugales à Lac-Mégantic.

Une autopsie sera effectuée pour déterminer les circonstances exactes du décès.

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