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L'Ontario maintient son cap budgétaire en limitant les dépenses

Le ministre est debout en Chambre et parle devant ses collègues.

Le ministre des Finances de l'Ontario, Rod Phillips, présente l'énoncé économique de l'automne à l'Assemblée législative de l'Ontario, à Toronto, le mercredi 6 novembre 2019.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le ministre des Finances de l’Ontario, Rod Phillips, annonce que le déficit s’établira à 9 milliards de dollars en 2019-2020, comparativement au montant prévu de 10,3 milliards de dollars. La province garde le cap sur les précédentes compressions budgétaires, mais dit qu'elle investira le 1,3 milliard de dollars de différence dans les services essentiels, dont la santé et l’éducation.

Le gouvernement Ford affirme présenter un plan équilibré qui permet de maintenir les services prioritaires tout en équilibrant le budget et en remboursant la dette.

Fort d’une bonne économie dans la province, le gouvernement profite des revenus augmentés liés aux impôts sur les particuliers et les entreprises pour investir 1,3 milliard de dollars supplémentaires dans les services essentiels, dont la santé et l’éducation.

Rod Phillips assure vouloir remettre plus d’argent dans les poches des contribuables, investir dans les services publics cruciaux et atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2023.

La province maintient les restrictions budgétaires sans manquer de lancer une flèche au gouvernement libéral précédent pour ses dépenses. Nous réparons le gâchis financier dont nous avons hérité, déclare le ministre Phillips.

Par ailleurs, l’Ontario compte investir 400 millions de dollars de plus dans les soins de santé et 200 millions dans l’éducation, par rapport au budget de 2019. Ces investissements pallient les conséquences des nombreuses volte-face de la province depuis le budget du printemps.

Statu quo pour la francophonie

Le gouvernement de l’Ontario change de ton comparativement à l’énoncé économique de l’année dernière, dans lequel il avait fait part de compressions budgétaires dans les services en français.

Le gouvernement n’a pas annoncé de mesures majeures en matière de francophonie, conservant le même budget alloué aux affaires francophones. Le ministre Phillips a réitéré dans son discours l’engagement de l’Ontario à collaborer avec Ottawa afin de poursuivre le projet de l’Université de l’Ontario français.

Nous avons hâte de travailler avec le gouvernement fédéral pour bâtir l’Université de l’Ontario français.

Rod Phillips, ministre des Finances de l'Ontario

Le gouvernement reconnaît la contribution de la communauté francophone au développement social, culturel et économique de la province, et il veut s’assurer que les étudiantes et étudiants francophones ont accès à des études postsecondaires qui cadrent avec les besoins du marché du travail, peut-on lire par ailleurs dans les documents du gouvernement.

Coup de pouce aux petites entreprises

L’Ontario veut aider les entreprises en favorisant un « climat propice aux affaires ». Le ministre a annoncé une réduction du taux d’imposition des petites entreprises, qui passera de 3,5 % à 3,2 %, ce qui représente une économie de 1500 $ par année pour les 275 000 petites entreprises ontariennes.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé la création du Conseil consultatif du premier ministre pour la compétitivité qui travaillera avec les dirigeants d’entreprises et les travailleurs de la province pour améliorer la compétitivité et établir des recommandations.

« Dans un climat d’affaires concurrentielles, les travailleurs peuvent trouver de bons emplois et les entreprises peuvent prospérer », a déclaré le ministre.

Réduire les coûts dans le Nord

Le gouvernement promet de réduire le coût de la vie dans le Nord de la province en abaissant le taux de la taxe sur le carburant, pour le faire passer de 6,7 cents à 2,7 cents le litre. Cette mesure entrerait en vigueur le 1er janvier 2020 dans les régions suivantes : Algoma, Cochrane, Kenora, Manitoulin, Nipissing, Parry Sound, Rainy River, Sudbury, Thunder Bay et Timiskaming.

Le gouvernement se targue de la création de 272 400 nouveaux emplois depuis juin 2018, dont 180 000 à temps plein.

Cannabis

Le gouvernement souhaite par ailleurs modifier des mesures législatives en vue d’habiliter les magasins de vente au détail autorisés à vendre en ligne ou par téléphone des produits du cannabis que les consommateurs pourraient aller chercher au magasin. La province assure que le but est d’améliorer la disponibilité des produits du cannabis et de réduire les temps d’attente aux magasins de vente au détail.

À moyen terme, le gouvernement prévoit toujours une diminution progressive du déficit qui devrait se chiffrer à 6,7 milliards de dollars en 2020‐2021 et à 5,4 milliards de dollars en 2021‐2022.

Ne vous y trompez pas, dit l'opposition

Le Nouveau Parti démocratique de l’Ontario a dénoncé le maintien des restrictions budgétaires en déclarant que le gouvernement progressiste-conservateur n’a fait que repousser ou atténuer ses compressions.

Les coupes demeurent.

Andrea Horwath, cheffe du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario

Retarder, reculer ou atténuer des coupes de 1,3 milliard de dollars ne constitue pas de nouvelles dépenses, a déclaré la cheffe de l'opposition officielle, Andrea Horwath.

Elle dénonce notamment le maintien de la suppression des 10 000 emplois dans l’éducation et les pressions budgétaires dans le domaine de la santé.

La cheffe de l’opposition affirme par ailleurs que le gouvernement gonfle les chiffres pour appuyer ses coupes budgétaires.

Les chiffres sont faits pour servir le discours du gouvernement, affirme-t-elle.

Même son de cloche du côté du Parti libéral de l’Ontario dont le chef intérimaire, John Fraser, accuse le gouvernement d’exagérer le montant du déficit pour justifier ses coupes. Ce sont des milliards de moins, avance-t-il.

John Fraser a déclaré que les priorités du gouvernement restaient les mêmes, citant l'exemple du maintien de l'abolition du Commissariat aux services en français.

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