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Réformes sur l'immigration : l'Université Laval salue le recul de Québec

Panneau d'accueil de l'Université Laval.

Panneau d'accueil de l'Université Laval

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

Radio-Canada

La direction de l’Université Laval salue avec prudence la décision du gouvernement Legault de reculer sur la réforme du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) en accordant une clause de droits acquis aux étudiants et aux travailleurs étrangers temporaires déjà au Québec.

On était très inquiet, préoccupé. Nos étudiants internationaux vivaient une situation de stress, a expliqué la rectrice de l’Université Laval, Sophie D'Amours, en point de presse mercredi matin. Elle estime qu’environ 4 000 personnes pourront bénéficier de ce droit acquis à l'Université Laval.

Entre 25 et 30 % des étudiants étrangers demeurent au Québec après leurs études, précise la rectrice. À Québec, on a le plein emploi. On est une région où tous les talents sont les bienvenus, particulièrement les talents de niveau universitaire.

Avant le 1er novembre, les étudiants pouvaient se qualifier au PEQ en vue d'obtenir un certificat de sélection du Québec (CSQ) s'ils avaient effectué 1800 heures d'études au Québec.

La réforme prévoyait plutôt que seuls les étudiants possédant un diplôme correspondant à certains domaines de formation choisis par le gouvernement allaient désormais être considérés, laissant en plan des milliers d'étudiants qui répondaient aux anciens critères lors de leur arrivée. L'ajout de ce droit acquis permettra à ses étudiants de se qualifier pour le CSQ.

« Toutes les disciplines sont importantes »

La rectrice s’explique mal que le gouvernement souhaite favoriser les étudiants de certaines disciplines universitaires.

Ça envoie le message que ça envoie. On veut travailler avec le gouvernement et faire reconnaître que toutes les disciplines sont importantes. Dans le monde de demain, on a besoin de toutes les disciplines, croit la rectrice.

Sophie D'Amours craint des répercussions sur le recrutement de professeurs à l’international. J’ose croire qu’on va demeurer attractif, explique-t-elle, ajoutant que l’Université utilise le PEQ comme un incitatif pour attirer les enseignants et leur famille.

Les étudiants viennent pour la notoriété de notre université. Le fait de ne plus avoir cet élément-là, ça enlève de l’attractivité.

Des étudiants toujours inquiets

Un étudiant étranger, Arbi Chouikh, espère que ce droit acquis annoncé par le gouvernement Legault sera élargi aux étudiants qui sont en attente d’un visa.

Il y a des gens qui attendent leur visa et qui viendront dans les prochains mois. Eux aussi doivent être inclus avec cette clause-là.

Je n’arrive pas à trouver les mots. Cette clause-là n’est pas encore officialisée. Ce n’est pas quelque chose de concret. Voir quelque chose de concret, ça va nous soulager, conclut l’étudiant.

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