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La Ville met sur pause le développement des terres des Soeurs de la Charité

Les anciennes terres des Soeurs de la Charité représentent 200 hectares, en plein coeur de la ville de Québec.

Photo : Radio-Canada

Érik Chouinard

Après avoir essuyé un deuxième rejet de la part du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, la Ville de Québec souhaite présenter rapidement un nouveau schéma d'aménagement, dont le développement des terres agricoles des Soeurs de la Charité sera exclu.

On se colle aux recommandations du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, concède la conseillère municipale et vice-présidente du comité exécutif, Marie-Josée Savard.

Selon elle, le dézonage des terres agricoles n’est pas prioritaire. On le dit depuis le début, on souhaite inclure ces terres agricoles, mais c’est vraiment une vision à long terme.

L’administration municipale souhaite maintenant adopter un nouveau schéma dès décembre pour pouvoir le transmettre aux ministères concernés avant les fêtes. Elle espère que le processus se fera le plus rapidement possible.

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Marie-Josée Savard, adjointe du maire Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

À la base, il y a un délai de 120 jours, mais ils ne sont pas obligés de se rendre jusque-là, on souhaite vraiment qu’on puisse s’asseoir rapidement avec les ministères, laisse entendre Marie-Josée Savard.

Même sans l’inclusion des terres des Soeurs de la Charité, le schéma d’aménagement doit servir de base à long terme pour de développement de toute l'agglomération. On a pris l’engagement de s’asseoir avec le ministère pour pouvoir élaborer ensemble la zone inondable et avoir des critères pour la suite des choses, poursuit la conseillère.

Jean Rousseau crie victoire

C’est une victoire pour la préservation des terres des Sœurs de la Charité. C’est une victoire pour les citoyens et les représentants du milieu agricole, s’exclame le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau.

Il croit que le développement de ces terres aurait contribué à l’étalement de la ville. Nous avons l’occasion d’intégrer ces terres et d’en faire un bel exemple d’agriculture en milieu urbain, propose-t-il.

Et à long terme?

Malgré le refus du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, l’administration municipale n’abandonne pas pour autant l’idée de développer un jour ou l'autre ces terres agricoles.

Le maire l’a bien dit, on souhaitait un projet exemplaire, mais c’est vraiment un projet qui appartient au privé. Alors pour ce qui est du reste, je ne peux pas répondre, rétorque Marie-Josée Savard au sujet des 6500 logements que souhaitait construire le Groupe Dallaire.

Les terres des Soeurs de la Charité dans le secteur Beauport.

Le dézonage souhaité vise à assurer une offre de logements diversifiée.

Photo : Radio-Canada

La Ville doit maintenant se tourner vers la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui tranchera la question. Si on veut inclure des terres agricoles dans le périmètre d’urbanisation, on devra d’abord passer par la CPTAQ pour ensuite faire notre demande au ministère si on obtient un avis favorable, précise la conseillère.

Saint-Augustin devra faire des compromis

La décision du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation a aussi des répercussions sur la Ville de Saint-Augustin qui souhaitait pouvoir développer deux zones agricoles de son territoire.

L’une des zones est située au sud de la route 138, entre la route Jean-Juneau et la route Tessier, et l’autre est située à l’ouest de la route de Fossambault et au sud de l’autoroute 40. L’intégration au périmètre d’urbanisation prévoyait du développement résidentiel, explique le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau.

Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, donne des explications aux citoyens lors d'un conseil de ville.

Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, donne des explications aux citoyens lors d'un conseil de ville.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

La Ville souhaitait aussi en priorité pouvoir construire des routes dans ce secteur pour améliorer la fluidité aux heures de pointe. Le maire prévoit faire une demande à la CPTAQ et la convaincre de la nécessité de ce projet.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

Québec

Économie