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Des maires du N.-B. tendent la main aux étudiants étrangers du Québec

Il y a 822 étudiants internationaux inscrits à l'Université de Moncton, tous campus confondus, pour la session 2019-2020

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Pascale Savoie-Brideau

Au moment où le premier ministre du Québec, François Legault, recule partiellement sur ses réformes en immigration, des voix s’élèvent au Nouveau-Brunswick pour réaffirmer l’importance de l’immigration francophone dans la province.

Le maire d’Edmundston, Cyrille Simard, a créé une vague de réactions sur les médias sociaux, mardi soir, après avoir lancé un message de bienvenue aux étudiants étrangers du Québec.

M. Simard a partagé cette publication sur son compte Twitter avant la marche arrière de la Coalition avenir Québec (CAQ) sur la réforme du Programme de l'expérience québécoise (PEQ).

Cette réforme prévoyait que seuls les étudiants titulaires d'un diplôme correspondant à certains domaines de formation pouvaient se qualifier au PEQ, une passerelle pour l'obtention accélérée d'un certificat de sélection du Québec (CSQ). Le CSQ est obligatoire pour les résidents du Québec qui veulent devenir résidents permanents du Canada.

Le maire d'Edmundston Cyrille Simard

Le maire d'Edmundston, Cyrille Simard. (Archive)

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Pénurie de main-d'oeuvre

En plus d'avoir lancé une invitation aux étudiants étrangers, M. Simard a rappelé l'importance de l’immigration francophone dans le contexte où la province fait face à des défis de main-d'oeuvre. S'il y a des gens qui veulent venir au Canada et vivre en français, ils peuvent venir au Nouveau-Brunswick. Ça va contribuer à la vitalité de nos communautés, de notre économie, et de notre diversité. On est gagnant sous tous les plans, a-t-il déclaré.

En septembre 2019, le recteur et vice-chancelier par intérim de l’Université de Moncton, Jacques Paul Couturier, avait indiqué que l'université cherchait à attirer des étudiantes et étudiants de l’international qui pourront élire domicile au Nouveau-Brunswick [en proposant] des programmes d’études qu’ils recherchent et qui augmentent leurs chances de participer activement au marché du travail néo-brunswickois.

L'enseigne de l'université, sur le campus.

L'entrée du campus de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Université de Moncton

Au total, 822 étudiants étrangers sur 4448 étudiants sont inscrits à l'Université de Moncton à l'heure actuelle pour la session 2019-2020, tous campus confondus. Il s'agit de 45 étudiants de plus que l'an dernier, ce qui représente une proportion de près de 18 % de la population universitaire francophone du Nouveau-Brunswick.

En comparaison, environ 48 000 étudiants étrangers sont inscrits dans des universités québécoises cet automne, toutes langues confondues, pour représenter environ 15 % de la population universitaire.

Immigration et équilibre linguistique

Le maire de Dieppe, Yvon Lapierre, suit quant à lui de près les réformes du gouvernement de François Legault au Québec.

M. Lapierre estime qu'un plus grand nombre d'étudiants internationaux serait une bonne nouvelle pour la communauté francophone du Nouveau-Brunswick. C’est un défi qu’on a aussi, d’essayer de maintenir, avec les programmes d'immigrations existants et futurs [...] cet équilibre linguistique [pour] qu'au moins un tiers des gens qui immigrent vers le Nouveau-Brunswick soient des francophones, a-t-il ajouté.

Rappelons que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé en août dernier son objectif d'augmenter l’immigration francophone pour qu’elle représente 33 % de l’immigration totale d’ici 2024.

Avec les informations de Radio-Canada

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale