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Une attaque contre la société minière québécoise Semafo fait 37 morts au Burkina Faso

Vue aérienne de la mine Boungou.

Vue arienne de la mine Boungou, au Burkina Faso, lors de sa construction, en 2017

Photo : Semafo

Radio-Canada

Une attaque contre des employés de la minière canadienne Semafo Burkina Faso a fait mercredi 37 morts et 60 blessés, annonce le gouverneur de la région de l'Est, le colonel Saidou Sanou.

Les autorités indiquent que cette attaque a été perpétrée par des hommes armés non identifiés à une quarantaine de kilomètres de la mine de Boungou, un des deux sites exploités par Semafo dans ce pays.

Selon les autorités locales, un convoi de cinq autobus accompagné d'une escorte militaire est tombé dans une embuscade. Le véhicule militaire qui se trouvait à l'avant aurait heurté un engin explosif. À la suite de la déflagration, le reste du convoi a été la cible de coups de feu par des « individus armés non identifiés ».

Aucune victime canadienne

Affaires mondiales Canada a condamné l'attaque en précisant que jusqu’à présent, nous n’avons pas de rapport concernant des citoyens canadiens affectés par l’incident.

De leur côté, les responsables de la société se sont voulus rassurants, affirmant que le site de la mine Boungou demeurait sécuritaire.

« Nous travaillons activement avec toutes les autorités concernées afin d'assurer la santé et la sécurité de nos employés, entrepreneurs et fournisseurs », a assuré Samafo.

Ébranlée à la bourse

Presque aussitôt après l’attaque, à la Bourse de Toronto, le titre de Semafo a cédé 35 ¢, dans l’après-midi, pour se négocier à 3,58 $.

Établie à Montréal, Semafo compte 1200 salariés, dont 85 expatriés.

Elle exerce ses activités notamment sur les terrains de Mana et de Boungou. Elle a déjà fait face à des problèmes de sécurité dans le passé sur des routes menant à ses installations.

Un employé de Semafo ainsi qu'un sous-traitant avaient trouvé la mort en août 2018, lorsque l'autobus transportant des travailleurs avait été ciblé par des bandits. Cinq gendarmes avaient été tués lors d'une autre attaque quelques jours plus tôt.

En janvier 2016, 30 personnes, majoritairement des Occidentaux, avaient été tuées et 71 blessées lors d'une attaque djihadiste contre l'hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino à Ouagadougou, la capitale.

Les forces de l’ordre, sous-équipées et mal entraînées, peinent à enrayer les assauts djihadistes, qui se sont intensifiés depuis le début de 2019.

Le 19 août dernier, une base militaire à Koutougou était ciblée par une attaque qui a fait au moins 24 morts.

Avec les informations de La Presse canadienne

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