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Le sous-financement menace l’intégrité du vote, selon le directeur des élections en N.-É.

Élections Nouvelle-Écosse se plaint de ne pas recevoir le budget nécessaire.

Richard Temporale devant un écran d'ordinateur.

Richard Temporale est le directeur général des élections en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Jean Laroche

Radio-Canada

Le directeur général des élections de la Nouvelle-Écosse se plaint de sous-financement et interpelle le gouvernement de la province. L’intégrité du prochain scrutin provincial est menacée par le manque de fonds, soutient-il.

Élections Nouvelle-Écosse, l’organisme indépendant et apolitique qui régit les élections et référendums dans la province, s’était fixé comme objectif d’être prêt dès avril 2020 pour le déclenchement du vote, mais ne le sera pas, selon Richard Temporale, le directeur général des élections, car le gouvernement provincial ne lui a pas accordé le financement qu’il réclamait pour l’année financière 2019-2020.

Afin d’être prêt pour avril 2021, Élections Nouvelle-Écosse demande à présent l’injection immédiate de 580 000 $ supplémentaires, ainsi que 2,7 millions de dollars l’an prochain.

Richard Temporale dit être frustré par le silence du gouvernement de Stephen McNeil, qui ne l’a pas informé de la raison pour laquelle le financement demandé n’a pas été accordé. Directeur général des élections depuis 11 ans, M. Temporale affirme que c’est la première fois que son bureau fait face à une situation pareille.

L’intégrité de la prochaine élection est en jeu, déclare M. Temporale. Sans financement supplémentaire, on ne peut pas engager de directeurs de scrutin, on ne peut pas les former et on ne peut pas former leur personnel.

La conséquence logique de cette situation est qu’il pourrait y avoir des erreurs dans les bureaux de vote.

Richard Temporale, directeur général des élections

Dans un rapport publié mercredi, Richard Temporale réitère des critiques formulées en janvier sur l’absence d’élections à date fixe en Nouvelle-Écosse. Un gouvernement majoritaire comme celui du premier ministre McNeil peut déclencher une élection générale à tout moment, ce qui oblige l’organisme à être sur le qui-vive et occasionne, dit-il, des coûts supplémentaires. 

La Nouvelle-Écosse est la seule province du Canada à ne pas avoir d’élections à date fixe. Depuis 2001, toutes les autres provinces et les territoires se sont dotés de lois en ce sens.

Petit drapeau jaune et noir planté dans la pelouse annonçant la proximité d'un bureau de vote en Nouvelle-Écosse.

Quatre élections complémentaires ont eu lieu en 2019 en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

De plus, le financement de neuf des 14 directeurs provinciaux ou territoriaux des élections est octroyé par un comité, ce qui fait de la Nouvelle-Écosse l’une des quelques provinces ou territoires du pays où l’organisme qui supervise les élections est à la merci du bon vouloir du gouvernement.

M. Temporale qualifie cette situation de conflit d’intérêts.

Un comité de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse composé de représentants de tous les partis politiques avait recommandé en janvier dernier qu’Élections Nouvelle-Écosse reçoive le financement qu’elle réclamait, mais le Conseil du Trésor n’a accordé à l’organisme qu’une modeste augmentation.

La province a octroyé à l’organisme 268 000 $ supplémentaires pour qu’elle déménage ses installations d'Halifax à Dartmouth à la fin novembre et 800 000 $ pour la tenue de quatre élections complémentaires en 2019.

En Nouvelle-Écosse, la plus récente élection générale a eu lieu le 30 mai 2017, ce qui laisse présager un scrutin pour 2021.

D’après le reportage de Jean Laroche, CBC

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