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Des microplastiques détectés pour la première fois dans le lac Saint-Charles

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Lac Saint-Charles, qualité de l’eau

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Maxime Denis

Après les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent, des microplastiques ont été trouvés dans le lac Saint-Charles, une des principales sources d'eau potable de la ville de Québec.

Les activités humaines et des processus naturels pourraient être en cause, selon une étude dont les résultats ont été présentés par l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles (APEL).

En 2017, les chercheurs ont puisé des échantillons d'eau à onze endroits différents sur le lac. Ces échantillons ont ensuite été congelés avant d'être analysés à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) en mars 2019.

Les résultats montrent que l'ensemble des échantillons contiennent des microplastiques et que les concentrations sont jusqu'à quatre fois plus fortes dans la portion sud du lac Saint-Charles.

Cette étude confirme la présence de microplastiques dans les cours d'eau du bassin versant de la rivière Saint-Charles. L'étude confirme également que le lac accumule des microplastiques de différentes provenances, indique le rapport de l'APEL.

Microfibres de vêtements

Selon les échantillons, les concentrations de microplastiques dans le lac Saint-Charles varient de 0,015 à 0,095 particule par litre d'eau. À titre d'exemple, une concentration de 0,095 particule par litre d'eau équivaut à 19 microplastiques pour 200 litres d'eau.

Les plus fortes concentrations ont été observées dans la station située en aval de l'usine de traitement d'eaux usées de la ville de Lac-Delage et à l'endroit où le lac Saint-Charles se déverse dans la rivière du même nom.

Dans l'ensemble des échantillons, les chercheurs ont trouvé 306 morceaux de microplastiques. Les deux tiers étaient des microfibres pouvant provenir des usines de traitement d'eaux usées qui ne filtrent pas toutes les particules rejetées après le lavage de vêtements synthétiques.

L'autre hypothèse est que le ruissellement des eaux pluviales pourrait contribuer à la fragmentation de plus larges particules plastiques.

Gros plan d'une goutte d'eau sur un doigt qui contient de minuscules billes de plastique.

Pour la première fois, une étude confirme la présence de microplastiques dans le lac Saint-Charles.

Photo : Titter/Oceanwise

Les microfibres provenant des vêtements synthétiques et des microbilles présentes dans des savons à mains et des exfoliants font partie des microplastiques le plus souvent retrouvés dans l'environnement en raison des activités humaines.

Certains microplastiques peuvent aussi provenir de phénomènes naturels comme l'érosion ou la fragmentation du plastique en petites particules sous l'effet de l'oxygène, de la chaleur, des rayons UV.

L'APEL affirme qu'il faudra mener d'autres études afin d'en savoir plus sur la provenance exacte des microplastiques.

Les effets sur la santé

L'organisme rappelle que les conséquences à long terme de ces contaminants dans l'eau potable sur les humains et les animaux ne sont pas encore connues. Ils pourraient, entre autres, causer une légère inflammation du système respiratoire chez les humains.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la présence de microplastiques dans l'eau potable ne représente pas un danger pour la santé humaine. Cependant, les experts croient que si les rejets de microplastiques continuent au rythme actuel, ils pourraient devenir une menace mondiale pour l'environnement et la santé.

L'APEL souligne qu'il est important de réduire la quantité de microplastiques dans l'environnement en évitant d'utiliser des pailles en plastique et des sacs à usage unique, et en privilégiant les produits réutilisables et les textiles de fibres naturelles.

Pour consulter le rapport complet, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

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