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Réactions à l'étude de l'IRIS sur les retombées fiscales du projet de GNL Québec

Conduite de gaz naturel.

Une conduite souterraine de gaz naturel

Photo : La Presse canadienne

L'étude menée par l'Institut de recherche et d'information socio-économique (IRIS), qui met en doute l'importance des retombées fiscales du projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec à Saguenay, suscite beaucoup de réactions.

GNL Québec affirme qu'elle respectera toutes les lois fiscales canadiennes et québécoises de même que les règles sur les investissements à l'étranger.

Toutes nos taxes seront évidemment payées au Québec par rapport à nos profits, affirme le directeur des finances et du développement de GNL Québec, Tony Le Verger.

L'entreprise évalue à 110 millions de dollars annuellement les sommes versées en taxes et impôts aux trois ordres de gouvernement.

L'IRIS affirme de son côté que grâce aux ententes commerciales et fiscales du Canada avec différents pays, le Canada et le Québec percevraient beaucoup moins d'impôts sur les dividendes de l'entreprise puisque ses actionnaires sont enregistrés dans des paradis fiscaux.

Pour la Coalition Fjord, qui s'oppose au projet de GNL Québec, cette étude est un nouveau pavé dans la mare de ce projet d'investissement de 14 milliards de dollars. Plus on gratte, plus on constate qu'il y en a de moins en moins, de retombées, constate la co-porte-parole de l'organisme Anouk Nadeau-Farley, qui invite les instances politiques à faire preuve de prudence avant de se positionner en faveur du projet.

Les convictions de la mairesse de Saguenay ne sont toutefois pas ébranlées. Josée Néron rappelle que les lois fiscales relèvent des gouvernements provincial et fédéral et que c'est à eux de les revoir si on ne les juge pas assez efficaces.

Elle estime que la Ville doit s'assurer que GNL Québec est un bon citoyen corporatif, ce que l'entreprise a démontré, selon elle.

Josée Néron avait déclaré lors de son bilan de mi-mandat qu'elle souhaitait, en faisant référence à la région, qu'on soit maître chez nous. Or, si on en croit les chercheurs de l'IRIS, ce ne sera pas le cas si le projet de GNL Québec voit le jour dans sa forme actuelle. La mairesse continue néanmoins de croire que ce projet aurait des retombées positives.

On peut voir un verre à moitié vide, mais on peut voir aussi un verre à moitié plein. Si le projet ne se réalise pas, c’est aucun emploi, c’est aucune retombée économique, c’est aucune taxe pour personne, ni pour la Ville ni pour le reste du pays.

La mairesse assure que Saguenay n’a offert aucun crédit de taxes à GNL.

De son côté, le ministre de l'Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, rappelle que le gouvernement attend les conclusions du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avant de se prononcer.

On a toujours dit qu'il fallait que ce projet-là soit évalué sur une base de retombées économiques, mais qu'avant qu'on dise oui ou non, il fallait qu'il soit socialement acceptable.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie

Cette étude de l'IRIS survient peu après qu'un groupe de 40 économistes du Québec eut émis plusieurs réserves quant à la valeur économique et environnementale du projet de GNL Québec, dans une lettre ouverte publiée dans le journal La Presse.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Fiscalité