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Les écrans modifieraient la structure du cerveau des jeunes enfants

Un jeune garçon utilise une tablette informatique.

Les écrans prennent une place grandissante dans la vie des jeunes.

Photo : Getty Images / Christopher Furlong

La Presse canadienne

Le temps consacré aux écrans pourrait modifier la structure du cerveau des enfants d'âge préscolaire, montrent les résultats d’une étude publiée par la revue médicale JAMA Pediatrics.

Des chercheurs de l'Hôpital pour enfants de Cincinnati ont constaté, à l'aide d'une imagerie à résonnance magnétique fonctionnelle, que la structure de la substance blanche des zones du cerveau impliquées dans le langage, la lecture et l'écriture était plus faible chez les enfants qui consacrent le plus de temps à un écran.

Ces zones concernent également la fonction exécutive, qui comprend le contrôle mental et l'autorégulation.

Plus on utilise les écrans, c'est-à-dire qu'on passe du temps sur les écrans, moins on a du temps pour les autres apprentissages, a commenté par courriel le Dr Olivier Jamoulle, du CHU Sainte-Justine.

Ceci a comme conséquence potentielle de moins mobiliser/stimuler diverses aires cérébrales dans une période essentielle au développement.

Olivier Jamoulle

L'étude a porté sur 47 enfants en santé, 27 filles et 20 garçons, âgés de trois à cinq ans, en plus de leurs parents. Les enfants ont passé des tests cognitifs courants et ont été soumis à un examen par IRM fonctionnelle, qui fournit une estimation de l'intégrité de la substance blanche du cerveau. Les parents ont quant à eux dû remplir un questionnaire dans lequel ils devaient inscrire le temps que leur enfant passait devant un écran.

Les chercheurs ont constaté que, plus le nombre d'heures inscrit par les parents était élevé – donc plus leur enfant consacrait de temps à un écran –, plus l'enfant présentait des faiblesses au niveau de l'expression orale du langage, de la capacité à nommer rapidement des objets et de ses aptitudes émergentes de lecture et d'écriture.

De même, un score élevé inscrit par les parents était associé à une plus faible intégrité de la structure de la substance blanche, ce qui nuit notamment à la rapidité du déplacement des influx nerveux.

Le Dr Jamoulle prévient toutefois que cette étude ne démontre pas directement de lien causal entre temps passé sur des écrans et modifications à l'imagerie cérébrale, mais une association possible.

Comme pour beaucoup de choses en ce qui concerne la bonne santé chez l'être humain, tout est dans la modération, a-t-il conclu.

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