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Gilbert Rozon renonce à son enquête préliminaire

L'ex-magnat de l'humour est cité à procès pour deux chefs d'accusation de viol et d'attentat à la pudeur.

M. Rozon porte des lunettes, un veston et une chemise. Devancé par son avocat, il regarde la caméra, impassible.

Gilbert Rozon était présent mercredi matin au palais de justice de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le fondateur de Juste pour rire, Gilbert Rozon, a pris tout le monde par surprise en renonçant à son enquête préliminaire lors d'une audience expéditive, mercredi matin, au palais de justice de Montréal. L'homme de 65 ans a donc été cité à procès de manière officielle par le juge Carol Richer, de la Cour du Québec.

Gilbert Rozon est accusé de viol et d'attentat à la pudeur – des crimes qui auraient été commis il y a près de 40 ans à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.

Ces chefs ont été déposées en vertu du Code criminel en vigueur à l'époque des faits allégués, ce qui explique le libellé des accusations, le crime de viol n'existant plus de nos jours sous cette appellation.

L'enquête préliminaire de Gilbert Rozon devait avoir lieu mardi prochain, le 12 novembre. Une seule journée d'audience avait été prévue.

Même si les gens ne vont pas nécessairement contester les chefs d'accusation à l'enquête préliminaire, c'est une étape qui peut être utile parfois pour tester la solidité de la preuve et ça arrive parfois qu'un accusé, après avoir demandé la tenue d'enquête préliminaire et examiné la preuve, va en arriver à la conclusion que ce n'est peut-être pas pertinent au niveau du choix de la défense, a expliqué en mêlée de presse Me Bruno Ménard, procureur aux poursuites criminelles et pénales.

En renonçant à son enquête préliminaire, l'accusé reconnaît implicitement qu'il y a suffisamment de preuves pour tenir un procès, mais qu'il souhaite continuer à se défendre. Ce geste accélère aussi la tenue de son procès qui, selon la Couronne, devrait réalistement se tenir quelque part en 2020.

Il épargne en outre à la plaignante, dont l'identité est frappée d'une ordonnance de non-publication, de se soumettre aux questions de l'avocat de la défense, pour l'instant du moins. Son témoignage devait être accompagné de la vidéo de sa déclaration aux policiers.

La poursuite a profité de l'audience pour amender légèrement les chefs d'accusation. Après avoir reçu de nouveaux renseignements, la poursuite a déterminé que les crimes auraient été commis en 1980 plutôt qu'en 1979. La défense ne s'y est pas opposée.

Avec ou sans jurés?

Gilbert Rozon sera de retour en cour le 2 décembre pour annoncer s'il souhaite toujours subir un procès devant jury ou s'il opte plutôt pour un juge seul.

Accompagné par deux de ses proches, l'accusé était physiquement présent mercredi au tribunal. Il est demeuré stoïque pendant toute la durée de la comparution – qui a duré cinq minutes en tout et pour tout –, se contentant de remercier le juge du bout des lèvres une fois l'audience terminée.

Ni lui ni son avocat n'ont voulu répondre aux questions des journalistes.

L'ex-magnat de l'humour avait réagi par courriel le jour même où les accusations avaient été déposées contre lui, le 12 décembre dernier, déclarant qu'il entendait « continuer à [se] défendre devant la justice ».

Avec les informations de Geneviève Garon et La Presse canadienne

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