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Catherine Dorion trouve les libéraux « culottés » de lui faire la leçon sur l’éthique

Elle est assise sur un bureau.

La députée Catherine Dorion pose au Salon rouge.

Photo :  Facebook

Alain Rochefort

Le ton monte à l’Assemblée nationale à propos d’une photo controversée publiée par la députée solidaire Catherine Dorion pour la fête de l’Halloween.

La photo montre Catherine Dorion « déguisée » avec un tailleur et des talons hauts, assise sur le pupitre central du Salon rouge.

Une blague qui a provoqué une tempête tant sur les réseaux sociaux que sur la colline Parlementaire.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a déposé mardi une plainte au commissaire à l'éthique et à la déontologie au sujet de ce cliché.

Les libéraux jugent que la photo manque de respect pour l'institution et porte atteinte à la dignité de la fonction de député.

« Ils ont instauré un système de corruption »

Catherine Dorion accepte bien mal de se faire faire la leçon par le PLQ.

« Ils ont instauré un système de corruption et de collusion à grande échelle avec leurs petits amis mafieux pour se financer illégalement », a dit Catherine Dorion en mêlée de presse, peu après avoir pris connaissance de la plainte.

« On voit depuis quelque temps que les libéraux ont perdu leur boussole politique. Mais la boussole éthique des libéraux, ça fait vraiment longtemps qu’elle est dans le champ », a-t-elle ajouté.

Je trouve ça vraiment culotté de venir me dire : “Oh ben là, Catherine Dorion a un petit problème d’éthique parce qu’elle s’est assise sur un bureau au Salon rouge”.

Catherine Dorion, députée solidaire
Sylvain Gaudreault devant un téléviseur qui affiche le logo du Parti québécois.

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière pour le Parti québécois

Photo : Radio-Canada

Les doutes de Sylvain Gaudreault

Plus tôt mardi, le député péquiste Sylvain Gaudreault a pour sa part exprimé des doutes sur l’implication de Catherine Dorion, la députée, dans sa circonscription de Taschereau.

« Elle a beau s’habiller comme elle veut, tout ce qu’on veut, c’est qu’elle fasse son travail dans le comté. Et, là-dessus, j’ai de sérieux doutes », a lancé le député de Jonquière.

Qu’elle arrête de faire un show et qu’elle s’occupe de son comté.

Sylvain Gaudreault, député péquiste

Catherine Dorion a donné la réplique à son détracteur dans une publication sur sa page Facebook. Elle y énumère une longue liste des dossiers sur lesquels elle affirme avoir travaillé depuis son entrée en fonction. Notamment l’avenir des églises de sa circonscription, l'avenir des médias d’information comme Le Soleil ou encore le controversé 3e lien.

« Sylvain, tu t’attaques à ce que je considère comme le plus précieux et le plus important dans mon travail. Ton commentaire me passe de travers solide. »

« Comparons, Sylvain. Photo d’Halloween : 20 minutes sur mon temps de pause. Travail en comté et en chambre : 60-70 heures/semaine depuis le 1er octobre 2018, comme pour bien des députés », a résumé Catherine Dorion.

Au président de juger

La ministre responsable de la Condition féminine et députée caquiste, Isabelle Charest, affirme pour sa part que les actions de Mme Dorion ont blessé certaines députées, ce qu'elle déplore.

La seule chose qui me préoccupe, c’est le message que ça envoie. D’une part, Mme Dorion dit qu’elle ne veut pas être jugée sur son apparence, et ce qu’on perçoit, c’est qu’elle juge l’apparence des députées. Ça vient ramener sur la place publique que les femmes sont évaluées sur leurs apparences, conclut-elle.

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