•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La retraite après 47 ans dans un foyer de soins

Suzanne Cormier en compagnie d'un collègue de longue Roland Cormier.

Photo : Radio-Canada

Louis-Philippe Leblanc

Rare sont ceux qui peuvent se vanter d'avoir travaillé plus de 40 ans pour le même employeur. Suzanne Cormier, elle, a passé 47 ans à la Villa Providence de Shediac.

Il faut dire que Suzanne Cormier a commencé sa carrière dans ce foyer de soins tôt.

En 1972, alors qu'elle n'a que 13 ans, elle déniche un emploi en cuisine à la Villa Providence. Dix ans plus tard, elle devient préposée aux soins, emploi qu'elle occupait jusqu'à cette semaine. Après 47 ans, elle a jugé qu'elle méritait de prendre sa retraite. À 14 h 45 mardi, une trentaine d'employés l'ont chaudement applaudie pour souligner la fin de son dernier quart de travail.

C'est émotionnel aujourd'hui. C'est pas mal touchant tout le monde qui est venu.

Suzanne Cormier

Roland Cormier travaille avec elle depuis 1982. Il la décrit comme une collègue hors pair.

C'est une vocation. Il faut que tu aimes ton emploi. Puis on démontre après 47 ans que Suzanne était une de ces missionnaires-là qui s'est donnée corps et âme pour son employeur.

Suzanne Cormier qui enlace une collègue lors de sa dernière  journée de travail.

Des collègues ont salué Suzanne Cormier lors de sa dernière journée de travail.

Photo : Radio-Canada

Suzanne Cormier a vu son métier de préposée aux soins évoluer au fil du temps. Avec le vieillissement de la population, les résidents arrivent en moins bonne santé.

Un temps passé, les résidents rentraient en auto, puis astheure, ils rentrent avec les ambulances.

Ce qui va le plus lui manquer est certainement le contact avec les personnes âgées. Des gens vulnérables mais qui ont encore beaucoup à donner, selon elle

Ils nous apprennent différentes choses. On rit avec eux, on jase avec eux, on a du plaisir avec eux.

Suzanne Cormier

Elle l'assure, ce n'est pas un métier triste. Et même si elle prend une retraite bien méritée, elle n'exclut pas de revenir donner un coup de main de temps à autre.

Nouveau-Brunswick

Société