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Des villes canadiennes partageront leur expertise pour combattre les changements climatiques

Des cheminées d'où on peut voir s'échapper de la fumée

Le projet Villes-vitrines vise à créer un réseau de partage d'expertise pour lutter contre les changements climatiques.

Photo : Reuters / Peter Andrews

Yessica Chavez

Vingt-cinq villes canadiennes ont été choisies pour créer et développer un réseau d’expertise pour lutter contre les changements climatiques. Pour ce faire, elles bénéficieront d’un accompagnement intensif et d’un soutien technique pendant un an.

Ce projet pilote, unique au monde, est mis en place par la branche canadienne de la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie. L’organisme a évalué la candidature de différentes villes avec un groupe d’experts avant de faire son choix.

La Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie du Canada est une collaboration entre :

  • la Fédération canadienne des municipalités;
  • ICLEI Canada - Gouvernements locaux pour le développement durable;
  • le secrétariat de la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie; et
  • le projet International Urban Cooperation Project, soutenu financièrement par l'Union européenne.

Le programme de Villes-vitrines sera en place pendant un an. Durant ce temps, divers employés et dirigeants des villes participantes échangeront sur leurs façons de faire, sur les obstacles rencontrés et sur leurs meilleures réussites en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Pour nous, le plus important, c’était de choisir les municipalités qui ont démontré un certain engagement sur la question des changements climatiques et qui ont quelque chose à apprendre et quelque chose à partager avec les autres municipalités.

Brock Carlton, chef de la direction de la Fédération canadienne des municipalités

Il y aura des consultations avec les membres et diverses activités d’évaluation. Au terme du projet, la Convention mondiale des maires procédera à une évaluation afin de mesurer les résultats concrets du programme, et décidera alors s’il pourra être étendu à d’autres villes.

Le projet n’octroie pas de financement particulier aux municipalités en soi. Il finance plutôt les activités et rencontres de partage et d’accompagnement prévues dans le programme.

Une majorité de villes ontariennes

Sur les 25 villes choisies pour le projet, 11 sont ontariennes - un phénomène que Brock Carlton considère tout à fait normal : La majorité de la population du Canada vit en Ontario, alors c’est normal que plus de municipalités ontariennes aient appliqué pour participer à ce programme.

La Ville de Windsor est l’une de ces Villes-vitrines. La responsable au développement durable, Karina Richters, estime que c’est une bonne occasion pour collaborer avec des experts nationaux et internationaux pour accélérer la lutte contre les changements climatiques.

Ce type de partenariat va nous permettre d’apprendre de ce qu’il se fait ailleurs et d’éviter les problèmes auxquels [les autres villes] ont dû faire face après avoir implanté certaines mesures

Krina Richters, responsable au développement durable à la Ville de Windsor

Bien que les stratégies sur lesquelles travaillera la Ville de Windsor pour le projet de Ville-vitrines n’ont pas encore été choisies, Karina Richters vise déjà deux champs de travail.

Nous avons eu à faire face à d'importantes inondations en 2016 et en 2017. Cette année, c'est le niveau d'eau élevé dans les Grands Lacs. Ce sont deux impacts des changements climatiques auxquels Windsor a été confrontée.

Une résidence près de la rivière Détroit est entourée d'eau.

Le niveau d’eau des Grands Lacs va demeurer au-dessus de la normale dans les prochains mois. Ce qui pourrait empirer les problèmes d'érosion des berges que connaît la région.

Photo : Radio-Canada / Rose St-Pierre

D’autant plus qu’un rapport du Corps du génie de l'Armée des États-Unis dévoilé lundi prévoit que le niveau d’eau des Grands Lacs demeurera au-dessus de la normale dans les prochains mois et pourrait même établir de nouveaux records en février.

Villes participantes :

  • Ville de Burlington (Ont.)
  • Ville de Hamilton (Ont.)
  • Ville d'Oakville (Ont.)
  • Ville de London (Ont.)
  • Ville de Brampton (Ont.)
  • Village d'Orangeville (Ont.)
  • Ville d'Ottawa (Ont.)
  • Ville de Kitchener (Ont.)
  • Ville de Kingston (Ont.)
  • Ville de Windsor (Ont.)
  • Canton de Huron-Kinloss (Ont.)
  • Ville de Nanaimo (C.-B.)
  • Ville de Courtenay (C.-B.)
  • District d'Ucluelet (C.-B.)
  • Commission de services régionaux Nord-Ouest (N.-B.)
  • Ville de Moncton (N.-B.)
  • Ville de Fredericton (N.-B.)
  • Ville de Mount Pearl (T.-N.-L.)
  • Village de New Glasgow (N.-É.)
  • Ville de Rivière-du-Loup (Qc.)
  • Ville de Prévost (Qc.)
  • Ville de Laval (Qc.)
  • Ville de Baie-Saint-Paul (Qc.)
  • Ville de Candiac (Qc.)
  • Ville de Beaconsfield (Qc.)

Urgence climatique à Windsor

Pour le conseiller du quartier 9, Kieran McKenzie, c’est aussi l’occasion pour Windsor de poser davantage d’actes concrets pour lutter contre les changements climatiques.

Un homme prend la pose pour la photo.

Kieran McKenzie, conseiller du quartier 9 de Windsor, estime qu'il faut en faire plus pour lutter contre les changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Aucune ville, aucun pays au monde ne fait tout ce qu’il peut pour lutter contre les changements climatiques. C’est le moment de faire des choses concrètes comme augmenter notre couverture forestière, estime le conseiller.

C’est un geste simple, mais concret qui va améliorer la qualité de notre air et qui s’inscrit dans notre reconnaissance du problème des changements climatiques.

Kieran McKenzie, conseiller du quartier 9 de Windsor

La Ville de Windsor pourrait décréter l’urgence climatique dans les prochaines semaines. Une motion à ce sujet lui a été soumise par le comité régional sur l’environnement de Windsor-Essex.

Windsor

Changements climatiques