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La Ville se réjouit du succès de son projet de livraison urbaine écologique

Le PDG de Purolator, John Ferguson, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, devant un vélo cargo électrique.

L'objectif du projet pilote est de réduire le nombre de camions de livraison dans les rues.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Voilà deux mois que la Ville de Montréal a mis en place le projet de livraison urbaine écologique baptisé Colibri. Environ 5000 colis ont déjà été livrés à vélo, et la Ville compte poursuivre dans cette voie.

L’objectif affiché est d’améliorer la qualité de vie dans le centre-ville en réduisant les répercussions environnementales des camions de livraison.

Les livreurs ont pris leurs quartiers entre les rues Saint-Hubert et Berri, dans le stationnement où circulaient des centaines d'autocars jusqu'en 2011.

Le principe est le suivant : les camions de livraison des entreprises partenaires comme Purolator, Chasseurs Courrier ou La roue libre déposent leurs colis dans cet emplacement, ce qui écourte leur itinéraire initial. Puis, des vélos cargos électriques livrent la marchandise directement chez les destinataires.

C’est un non-sens que tout le monde se fasse livrer toutes ses petites choses à sa porte, parce que c'est cela qui crée le chaos dans la ville avec tous les camions partout, appuie Cédric Chaperon, le directeur de La roue libre.

Un employé de Purolator ferme la porte d'un petit véhicule de livraison qui est à peine plus haut que l'employé.

D’après Transportation Research Procedia, l’utilisation d'un tel système de livraison urbaine peut générer des économies de 12 à 14 %.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ce qui coûte cher lors d’une livraison, c’est le dernier kilomètre, explique la Ville. Il constitue « de 30 à 60 % du coût total de logistique » alors qu’il ne représente que « la plus petite distance », selon une étude menée par Transportation Research Procedia.

Le choix du vélo comme moyen de livraison n’est pas anodin. Outre le fait qu'il est plus écologique, la directrice des opérations de LVM Livraison, Marie Baudinet, estime qu’en vélo on est beaucoup plus compétitif que n'importe qui d'autre sur ce genre de rues très étroites, où il n'y a pas forcément de places de stationnement, beaucoup de congestion, des routes fermées, etc. On est imbattables.

D’après Transportation Research Procedia, l’utilisation d'un tel système de livraison urbaine peut générer des économies de 12 à 14 %.

Passer à la vitesse supérieure

Le projet semble si bien fonctionner, que son responsable au comité exécutif de la Ville, Robert Beaudry, envisage une prochaine étape pour réduire davantage la congestion au centre-ville.

Il souhaite que des casiers avec multicompartiments électroniques, dans lesquels les gens peuvent recevoir des livraisons, soient installés près du lieu de travail. Cela permettrait d’éviter que le camion soit sur les quatre flashers parce que le livreur monte jusqu'au 32e étage, revient parce que la personne n'est pas là, revient avec la machine.

Si on avait des points de chute disséminés partout dans la ville, on demanderait juste aux gens de marcher quelques mètres de plus pour aller dans un endroit où tout serait entreposé, détaille encore Cédric Chaperon.

Avec les informations de Benoit Chapdelaine

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