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Le vélo s'invite dans la classe d'une enseignante du primaire

Des élèves assemblés autour d'un vélo stationnaire.

Dans la classe de Madame Camille, un objet a particulièrement la cote ces temps-ci.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les élèves de l'École Sainte-Bernadette n'auront jamais été aussi loin... tout en restant en classe.

Pour aider les élèves à se concentrer en classe, les enseignants sont de plus en plus nombreux à permettre aux jeunes de se dégourdir les jambes en allant par exemple marcher quelques minutes dans le corridor.

Pour éviter qu'ils ne manquent du temps en classe, une enseignante de Moncton a installé un vélo stationnaire dans sa salle de classe. Elle en a profité pour en faire un projet pédagogique.

Moi, j'ai un groupe qui a beaucoup d'énergie. Je me suis posé la question : ''Comment je pourrais trouver une façon de les faire bouger dans la classe sans qu'ils manquent nécessairement de l'enseignement?'', raconte Camille Ferron, enseignante.

L'idée d'un vélo stationnaire s'est imposée d'elle-même.

Camille Ferron.

Camille Ferron, qui est dans sa première année d'enseignement, est fière de ce projet auquel sa classe a adhéré sans hésitation.

Photo : Radio-Canada

Je leur ai dit que je voulais nous trouver un vélo. Je leur ai expliqué le projet et ils étaient super excités, raconte-t-elle.

Grâce à une publication Facebook où elle fait part de son projet, de nombreux vélos usagés lui sont proposés gratuitement. Depuis son arrivée en classe, le vélo stationnaire fonctionne à plein régime.

Je voulais vraiment que ça vienne enrichir leur apprentissage dans le sens que, à l'aide de ça, ils vont pouvoir mieux se concentrer. C'est comme avoir une [balle antistress] ou des ''fidget spinners'' ou [quelque chose] comme ça, explique Mme Ferron.

L’enseignante se réjouit, car à ses yeux l’objectif final est atteint et ses élèves sont heureux.

J'aime ça parce que des fois, l'année passée, j'avais mal aux jambes lorsque je faisais mon travail. J'étais comme stressée, et là, je peux juste aller sur le vélo si je suis stressée et ça me dégourdit, raconte la petite Gabrièle Frye.

Gabrièle Frye offre une entrevue dans sa salle de classe.

Gabrièle Frye aime beaucoup l'idée de son enseignante.

Photo : Radio-Canada

Son camarade Zack Melanson pense comme elle : Des fois, tu as besoin de prendre une petite pause, puis tu vas sur le vélo pour prendre ta pause.

Les quelques minutes passées sur le vélo stationnaire sont non seulement bénéfiques pour la concentration, mais les kilomètres accumulés sur le vélo transportent la classe tout entière.

Camille Ferron s’est donné un défi bien spécial pour stimuler ses élèves : additionner les kilomètres parcourue par les élèves sur le vélo et les transposer sur une « carte virtuelle » pour voir jusqu’où ils auraient réellement voyagé sur les routes du Nouveau-Brunswick.

Pour joindre l'utile à l'agréable, les élèves organisent des présentations orales sur les villes qu'ils ont virtuellement atteintes en pédalant pendant un cours de français ou de mathématiques. Une façon d’inclure le vélo dans des cours plus théoriques.

Un garçon fait une présentation en classe.

Les élèves doivent présenter une ville faisant partie du parcours virtuel pédalé en salle de classe.

Photo : Radio-Canada

Camille Ferron, qui est dans sa première année d'enseignement, est fière de ce projet auquel sa classe a adhéré sans hésitation.

Avec les informations de Mathieu Massé

Nouveau-Brunswick

Éducation