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Au Yukon, premières élections scolaires francophones générales depuis six ans

Une affiche indiquant un bureau de vote dans un couloir d'école.

Lors des élections de la Commission scolaire francophone du Yukon, 84 électeurs se sont prévalus de leur droit de vote.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Les Franco-Yukonnais ont été appelés aux urnes lundi pour choisir les cinq commissaires à la tête de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY).

Il s’agissait du premier scrutin général depuis 2013, les autres élections s’étant soldées sans opposition.

Des six candidats en lice, trois hommes et trois femmes, deux se présentaient comme nouveaux commissaires.

Les résultats préliminaires sont :

  • Jocelyne Isabelle, sortante (67 votes)
  • Vincent Larochelle, sortant (63 votes)
  • Jean-Sébastien Blais, président sortant (60 votes)
  • Hugo Bergeron (58 votes)
  • Élaine Michaud, sortante (49 votes)
  • Véronique Maggiore - non élue (47 votes)
Les visages des cinq nouveaux commissaires dans un montage photo.

Le nouveau conseil d'administration de la Commission scolaire francophone du Yukon a été élu le lundi 4 novembre.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

En tout, 84 électeurs se sont prévalus de leur droit de vote, un nombre qui ne peut être comparé avec le passé puisque Élections Yukon ne l'a pas documenté. Il n’y existe par ailleurs aucune liste électorale ni aucun nombre d’ayants droit au territoire. 

« Merci à tous ceux qui ont voté »

Au lendemain des résultats, le président sortant réélu, Jean-Sébastien Blais se réjouissait de la participation citoyenne aux élections.

Les élections sont toujours un signe que la communauté est derrière le projet d’avoir une école francophone donc merci à tous ceux qui ont voté et merci aussi à ceux qui se sont présentés.

Jean-Sébastien Blais, président sortant de la Commission scolaire francophone du Yukon

Jean-Sébastien Blais entame ainsi son troisième mandat au sein de la CSFY pour lequel il entrevoit trois dossiers prioritaires : la transition vers lanouvelle école secondaire francophone, la conclusion des négociations avec le territoire pour l’obtention de la pleine gestion scolaire et l’élaboration du plan d’action pour l'accès au financement du Programme des langues officielles en enseignement.

L’assermentation des nouveaux commissaires pourrait avoir lieu cette semaine lors d’une première rencontre qui permettra également de choisir qui occupera les postes de présidence ou de vice-présidence.

Encourager la participation en politique scolaire

La directrice générale de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones, Valérie Morand, croit que le nombre d’électeurs qui se sont présentés aux urnes du Yukon démontre un intérêt probablement au-dessus de la norme selon que le « bassin d’électeurs est quand même relativement restreint ».

«  Pour un francophone en contexte minoritaire, les commissions scolaires, les conseils scolaires ont un rôle vraiment de premier plan, un rôle beaucoup plus musclé [...] pour tout ce qui a trait à la langue et la culture. »

Valérie Morand

Valérie Morand, directrice générale de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones.

Photo : FNCSF

Si on est un francophone convaincu qui veut continuer de vivre dans sa langue et s’épanouir dans sa culture, l’avenue scolaire est vraiment l’avenue à privilégier si on veut faire une différence et travailler à l'avancement des francophones en contexte minoritaire.

Valérie Morand, directrice générale, Fédération nationale des conseils scolaires francophones

Valérie Morand croit toutefois que son organisme pourrait en faire davantage pour encourager la participation des citoyens à la politique scolaire, notamment celle des femmes.

La directrice se réjouit d'ailleurs de voir que les résultats des élections de lundi comptent deux commissaires féminines.

« C'est exceptionnel parce que ce n’est pas ce qu’on remarque ailleurs au pays, mais une chose qu’on remarque [...] c’est que les gens ont tendance à choisir une femme plutôt qu’un homme pour les élections scolaires même s’ils ne connaissent pas les candidats. »

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