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Le kombucha, plus alcoolisé que ce qui est indiqué?

Des fioles remplies de liquide, une main gantée verse du liquide dans une fiole.

Des chercheurs étudient le taux d'alcool de 760 échantillons de kombucha en Colombie-Britannique.

Photo : Tina Lovgreen/CBC

Radio-Canada

Les autorités de santé publique de la Colombie-Britannique mènent une étude pour déterminer si le kombucha que l'on trouve sur les tablettes des magasins contient bien les taux d’alcool indiqués sur les étiquettes.

Cette boisson de thé fermenté, légèrement pétillante, au goût à la fois acidulé et sucré, gagne en popularité au Canada et dans le monde, entre autres, en raison de ses effets censés être bénéfiques pour la santé.

Elle a un taux de sucre beaucoup moins élevé que celui des boissons gazeuses et elle contient notamment des probiotiques.

L’alcool est un produit dérivé du processus de fermentation du kombucha, et son taux ne dépasse généralement pas 0,5 %, ce qui est sous le seuil de 1 %, qui fait d’un liquide une boisson alcoolisée au sens de la loi, en Colombie-Britannique. Au Québec, ce seuil est de 0,5 %.

Une main tient une bouteille de kombuch, sur l'étiquette il est indique : 0,5%.

Le taux d'alcool du kombucha ne dépasse généralement pas 0,5 %.

Photo : Tina Lovgreen/CBC

Parfois aussi alcoolisé que la bière

Toutefois, des études menées aux États-Unis et en Australie ont découvert, dans le commerce, du kombucha dont le taux d’alcool était semblable à celui de la bière, sans que ce soit indiqué. Le liquide continue souvent à fermenter même une fois embouteillé.

Le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC), en collaboration avec l’Institut de technologie de la province (BCIT), est donc en train de tester les niveaux d’alcool de 760 échantillons de kombucha collectés dans des épiceries, des marchés fermiers et d'autres commerces de détail.

Les résultats seront publiés à la fin du mois de novembre.

Selon Lorraine McIntyre, du BCCDC, après avoir bu du kombucha, une personne a peu de chances d'être éméchée, mais il est important que les consommateurs sachent combien d’alcool contient le breuvage, notamment les femmes enceintes ou qui allaitent, les bébés ou encore les personnes qui ont un système immunitaire affaibli.

Des fioles alignées sur une surface de laboratoire.

Les résultats de cette étude seront connus à la fin du mois de novembre.

Photo : Tina Lovgreen/CBC

Petite différence, grosse importance

Paula Brown, chercheuse au BCIT, précise qu’une différence parfois mineure de la température dans laquelle la boisson est conservée peut avoir un effet important sur son taux d’alcool, tout comme le temps écoulé avant sa consommation.

Ainsi, une bouteille qui se trouve au fond du réfrigérateur peut contenir moins d’alcool qu’une autre qui se trouve sur la première rangée, où il fait moins froid.

Le taux de sucre et la quantité de levure ont aussi une influence.

En fin de compte, le message n’est pas que le kombucha n’est pas sécuritaire, assure la chercheuse. C’est qu’il y en a qui ont des taux élevés d’éthanol, ce qui pourrait être un problème de sécurité publique.

Au terme de l’étude, le laboratoire qui effectue les tests recommandera aux producteurs de kombucha une série de pratiques à adopter pour assurer une meilleure standardisation de leurs produits.

Avec des informations de Tina Lovgreen

Colombie-Britannique et Yukon

Santé publique