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L’industrie forestière ontarienne optimiste malgré une situation difficile dans l’Ouest

Un camion de billots dans une scierie.

La scierie Longlac est l'une des trois scieries du Nord-Ouest de l'Ontario avec des employés mis à pied en ce moment.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les mises à pied récentes dans les scieries de la Colombie-Britannique ne sont pas un indicateur de la santé de l’industrie forestière de l’Ontario, disent deux experts bien au courant des activités des scieries de l’Ontario.

Vingt-cinq scieries de la province la plus à l’ouest du Canada ont cessé leurs activités en 2019. Par comparaison, trois usines ont mis à pied leurs travailleurs dans le Nord-Ouest de l’Ontario cette année, soit les scieries d'Ignace, de Kenora et de Longlac.

Produits forestiers Résolu, l’entreprise propriétaire de la scierie d’Ignace, a déclaré qu’elle avait cessé ses activités dans cette collectivité au printemps à cause de la météo défavorable. Les travailleurs forestiers avaient de la difficulté à extraire le bois étant donné les conditions d'humidité.

Le cycle de baisse des prix est également un facteur, selon Seth Kursman, un porte-parole de l’entreprise.

Plus à l'ouest, Kenora Forest Products a cessé sa production le 21 octobre.

Stephen Boon, un porte-parole du syndicat Unifor, affirme que même si les fermetures sont frustrantes pour les travailleurs forestiers ontariens, il ne prévoit pas de mises à pied ni de fermetures massives dans l’avenir, comme c’est arrivé en 2007. Certaines usines s’en sortent mieux que d’autres, comme Ear Falls, explique-t-il.

Il prévoit de rencontrer les propriétaires de Kenora Forest Products avant Noël et espère avoir une mise à jour pour les employés peu de temps après.

Les tarifs douaniers

Si l’accès à l’approvisionnement en bois est un problème en Colombie-Britannique, ce sont plutôt les tarifs américains sur le bois d’œuvre qui ralentissent les scieries de l’Ontario, a déclaré Jamie Lim, PDG de l’Ontario Forest Industries Association.

Si les entreprises ont de grosses sommes d’argent à la frontière qu’elles ne peuvent pas utiliser pour mener leurs activités, elles n’auront peut-être pas le choix, a déclaré Mme Lim, faisant allusion aux fermetures d’usines en Ontario.

M. Boon exhorte le gouvernement fédéral à s’assurer que les producteurs de bois d’œuvre ne sont plus assujettis à des droits de douane. Selon lui, la taxe de 20 % sur le bois d'œuvre est le principal obstacle auquel l'industrie fait face.

Le prix du bois d’œuvre commence toutefois à revenir aux prix historiques, avance Stephen Boon.

M. Boon affirme aussi que la disponibilité de la fibre de bois n’est pas un problème en Ontario. La récolte de fibre de bois a baissé de 37 % au cours des 15 dernières années, principalement en raison du nombre moins élevé d’usines en activité, selon lui.

Avec les informations de CBC

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