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La commission Laurent à Sept-Îles, plusieurs témoins seront entendus

La présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, Régine Laurent, en conférence de presse.

La Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse est présidée par Régine Laurent. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Alix-Anne Turcotti

De passage à Sept-Îles, du 11 au 13 novembre, les audiences de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse commenceront par des témoignages à huis clos, puis par celui d’une médecin de famille de la Côte-Nord.

Pendant trois jours, des intervenants qui travaillent dans le réseau de la protection de la jeunesse et des élus locaux se succéderont pour témoigner de leur réalité devant la présidente Régine Laurent et ses commissaires.

Les mairesses de Forestville (Micheline Anctil) et de Blanc-Sablon (Wenda Beaudoin), ainsi que le maire de Sept-Îles (Réjean Porlier) prendront la parole. Des représentants du milieu juridique et de la santé viendront aussi témoigner.

Les audiences se termineront par le témoignage de la directrice régionale de la protection de la jeunesse, Marlène Gallagher, le mercredi 13 novembre.

Absence des Premières Nations

Aucun des représentants autochtones de la Côte-Nord ne témoignera durant ces trois jours, bien que la révision des méthodes entourant la protection des enfants autochtones par la DPJ fait partie des préoccupations dans les communautés.

Sans donner plus de détails, le chef de la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam, Mike Mckenzie, a simplement répondu qu’il n’avait pas reçu d’invitation.

La commission Laurent assure que le dossier autochtone est traité en parallèle de ces audiences. La présidente Régine Laurent en parlera lors de son allocution mardi.

La Côte-Nord compte une commissaire au sein de cette commission : la députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard.

À son bureau, Lorraine Richard est assise, souriante.

La députée péquiste, Lorraine Richard, est commissaire à la commission Laurent.

Photo : Radio-Canada

Il faut avoir la garantie que nos enfants, tous nos enfants, pourront grandir dans la confiance et profiter d’un avenir meilleur, a-t-elle déclaré dans ses fonctions de commissaire.

La députée et les autres membres de la commission, aussi connue sous le nom de commission Laurent, entendront près de 17 témoignages afin de revoir et de trouver des solutions pour corriger le système de la protection de la jeunesse dont les dispositions de la Loi ont été votées il y a 40 ans.

Ces témoignages s’ajouteront à ceux qui ont déjà été entendus à Montréal depuis le 22 octobre et ceux qui seront livrés à Québec en décembre.

La commission doit soumettre ses recommandations et son rapport au gouvernement québécois, au plus tard le 30 novembre 2020.

La commission Laurent a été créée dans la foulée du décès d’une fillette de 7 ans de Granby, en avril 2019. Ce drame a soulevé de nombreuses questions sur le système de protection de la jeunesse au Québec.

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