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Des étudiants de l'UQAR veulent un moratoire sur les réformes en immigration

Affiche de l'UQAR

Des étudiants craignent que les réformes en immigration annoncées par Québec nuisent à la capacité de recrutement à l'international de l'Université du Québec à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

L’Association générale étudiante du campus de Rimouski (AGECAR) exige un moratoire sur les modifications apportées au Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Avec cette nouvelle formule d'évaluation des valeurs québécoises annoncée le 30 octobre, seuls les étudiants étrangers qui détiennent un diplôme ou une expérience d’emploi dans des domaines choisis par l'État auront accès au Certificat de sélection du Québec (CSQ), nécessaire pour obtenir rapidement la résidence permanente.

Cette mesure est rétroactive et s’applique ainsi aux étudiants qui sont déjà au Québec.

Dans ce contexte, les étudiants étrangers craignent de ne pas pouvoir rester dans la province après leurs études.

On vient d'investir de l'argent, nos idées, et d'un seul coup, on reçoit cette loi. C'est comme un choc, on n'arrive même pas à se concentrer sur nos travaux, a soupiré une étudiante internationale de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Je me sens humiliée, rejetée par le Québec. Après avoir vécu deux ans ici, je suis obligée de tout quitter et de revenir en arrière, au point de départ.

Une étudiante internationale de l'UQAR

L’AGECAR déplore également le manque de programmes liés aux domaines des sciences environnementales et s'inquiète de la capacité de l'UQAR à recruter de nouveaux étudiants à international.

Par exemple, plus de 60 % des étudiants de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) sont actuellement des étudiants internationaux.

Les étudiants exigent un retour aux anciens critères de sélection du programme pour s'assurer que les 557 étudiants internationaux de l'UQAR, de même que les prochaines cohortes, puissent remplir les critères du CSQ.

Portrait de Some Pierre Damien et Étienne Gariépy-Girouard, côte à côte, dans la salle de nouvelles de Radio-Canada.

Some Pierre Damien, président du Comité des étudiants internationaux de l’UQAR, et Étienne Gariépy-Girouard, coordonnateur général de l'AGECAR

Photo : Jean-Pierre Perouma

Le coordonnateur général de l’AGECAR, Étienne Gariépy-Girouard, souligne que la réforme aura des conséquences à l'extérieur des murs de l'UQAR.

C'est vraiment la dynamique sociale de la région qui va être touchée

Étienne Gariépy-Girouard , coordonnateur général de l'AGECAR

M. Gariépy-Girouard estime que les impacts seront notables à même les institutions d'enseignement, mais aussi dans plusieurs domaines de travail où les personnes qui viennent de l'international remplissent des trous.

De son côté, le président du Comité des étudiants internationaux de l’UQAR, Some Pierre Damien, lance un appel au gouvernement de François Legault.

Il faut vraiment revoir cette réforme parce que de notre point de vue, elle n'est ni avantageuse pour les universités ni pour les entreprises. Elle ne favorise pas non plus le déplacement des autres étudiants qui font actuellement les démarches pour venir au Québec, souligne-t-il.

Une séance d’information est prévue le jeudi 7 novembre à 11 h 30 à l'UQAR pour les étudiants touchés par cette situation.

avec les informations d'Eric Gagnon et de Jean-Pierre Perouma

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