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Le N.-B. devrait mieux exploiter son potentiel gastronomique, disent certains

Gros plan sur une assiette gastronomique d'huîtres et de pinces de homard.

Un plat 100 % Acadien

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des intervenants du milieu de la culture profitent du premier symposium sur le « tourisme gourmand » du Nouveau-Brunswick, qui se tient cette semaine, pour attirer l'attention sur le potentiel gastronomique inexploité de la province.

On a parmi les meilleurs fruits de mer au monde, affirme Maxime Gauvin, l'un des organisateurs du symposium. Il croit que la province fait bonne figure sur le plan culinaire, mais qu'elle gagnerait à davantage se faire connaître.

Il y a des régions dans le monde qui sont reconnues pour leur tourisme gourmand. On pense à des destinations comme la France ou l’Italie, qui sont reconnues pour leur tourisme culinaire ou gastronomique. On n’a pas nécessairement eu ces réflexes-là ici, mais on a des produits locaux qui sont incroyables, dit-il.

Il indique que les fruits de mer qui sont pêchés et servis au Nouveau-Brunswick sont un bon exemple de richesse culinaire qui pourrait intéresser des voyageurs d'ailleurs.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

On a des fruits et légumes qui poussent ici qui sont incroyables, qui sont délicieux. Mais on a aussi des restaurants et des expériences de tourisme gourmand comme les autocueillettes, par exemple, [ou] des dîners sur la plage. Ce genre d’expériences là qui ne sont pas tout à fait 100 % dans l’écosystème, mais qui mériteraient d’inviter les gens à vivre comme expérience, souligne M. Gauvin.

L'expérience culinaire

La fondatrice et stratège en développement touristique de Touriscope, Camille Derelle Aubut, se réjouit pour sa part de la popularité grandissante que connaît la gastronomie néo-brunswickoise auprès des voyageurs.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Elle explique que, souvent, ces derniers cherchent plus qu'un bon plat à goûter lorsqu'ils s'arrêtent dans un restaurant, en voyage. Ce qu'ils cherchent, c'est une expérience culinaire.

Par exemple, à propos du homard, ils vont aller s'informer sur comment on l'a pêché, la façon dont on l'apprête, comment on le conditionne. C'est toutes ces choses-là que les visiteurs veulent voir, indique-t-elle.

Camille Derelle Aubut, qui a fondé Touriscope, travaille dans les bureaux de la Ruche à Moncton.

Camille Derelle Aubut, qui a fondé Touriscope, travaille dans les bureaux de la Ruche à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Sophie Désautels

On est plus à la recherche d'une expérience que d'un plat à goûter.

Camille Derelle Aubut, fondatrice et stratège en développement touristique chez Touriscope.

Goûter l'histoire : un premier événement du genre dans la province

Le symposium Goûter l'histoire, événement de trois jours, vise à inspirer les producteurs locaux et les organismes touristiques pour qu’ils exploitent davantage le potentiel des produits du terroir néo-brunswickois.

Nous pensons que la nourriture n’est pas simplement de la nourriture, explique Catherine Bourque, responsable du symposium.

La nourriture [est] une façon de découvrir la culture et les traditions locales.

Catherine Bourque, responsabe du symposium Goûter l'histoire

Même si l'événement se tient pour la première fois, il attire déjà des chefs de file de partout au pays. Un chef cuisinier de Toronto, Colin Moïse, a fait 14 heures de route pour assister à l’événement. Il abonde dans le même sens que le ministre Gauvin en affirmant que le Nouveau-Brunswick regorge de produits uniques qui ne sont pas exploités à leur plein potentiel.

Quand on parle de nourriture, personne ne parle trop du Nouveau-Brunswick. C’est un site secret. Il y a beaucoup de personnes qui parlent de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve, de Montréal, de Québec, mais quand on regarde où le Nouveau-Brunswick se situe sur la map, près de l’Atlantique, il y a beaucoup de potentiel pour des ingrédients super.

Une photo de Colin Moïse au symposium de Dieppe.

Le chef cuisinier Colin Moïse a fait 14 heures de route pour assister au symposium.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Pour faire du Nouveau-Brunswick une destination gourmande, suggère-t-il, il faut offrir davantage d’expériences aux visiteurs, comme le fait l’un des commanditaires du symposium, Red Rock Adventure. L’entreprise propose notamment à ses clients des expéditions de plein air où des repas confectionnés avec des produits locaux sont servis.

Organisé par La récolte de chez nous, le symposium Goûter l’histoire comprend des visites gastronomiques, des dégustations, des séances réseautage et des conférences.

Catherine Bourque espère que l’événement créera un élan de fierté et qu’il contribuera au dynamisme de la province.

Avec des renseignements de Louis-Philippe LeBlanc, Wildinette Paul et Karine Godin

Nouveau-Brunswick

Gastronomie