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Le ministre délégué à la Santé n'exclut pas la fermeture de la Fonderie Horne

Le ministre Carmant en gros plan.

Quand Patrice Roy a demandé, lundi, à Lionel Carmant si son gouvernement était prêt à fermer la Fonderie Horne, le ministre a répondu qu'« il n’y a rien d’exclu ».

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux n'exclut pas la fermeture de la Fonderie Horne pour régler le problème de l'arsenic.

En entrevue avec Patrice Roy hier soir, Lionel Carmant a rappelé que la santé des citoyens était la priorité de son gouvernement.

Questionné à savoir si le gouvernement pouvait envisager la fermeture, Lionel Carmant a répondu que rien n'était exclu.

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Vue de la fonderie.

Arsenic à Rouyn-Noranda: entrevue avec le ministre Carmant

Photo : Radio-Canada

Il a aussi répété qu'il était proactif dans ce dossier depuis plusieurs mois et que la Fonderie doit déposer un plan de réduction des émissions d'arsenic d'ici le 15 décembre.

Quand les études de biosurveillance qu'on est en train de compléter seront abouties, on aura des cibles à long terme qui vont viser la norme québécoise.

Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé

Et que veulent dire les mots « long terme » dans ce cas-ci? Ça va vraiment dépendre des résultats, a lâché le ministre.

Des propos qui font réagir

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, souligne que personne ne souhaite nécessairement en arriver à la fermeture de la Fonderie Horne.

Personne ne souhaite la fermeture de la fonderie, mais la fermeture de la fonderie entraînerait des effets sur la santé globale de nos citoyens. Ce que je dis aux gens c'est que pour l'instant, on a des gens qui travaillent ensemble pour trouver des solutions et on reste confiants qu'on va trouver des solutions à ce dossier-là, affirme-t-elle.

Diane Dallaire.

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire.

Photo : Radio-Canada

Le président du Syndicat des employés de la Fonderie Horne, Mario Montigny, assure que la fermeture n'a pourtant jamais fait partie des plans du gouvernement. On a rencontré le ministre, la députée régionale, la directrice de la santé publique et jamais ça n'a été mentionné que la fermeture était dans les projets, martèle-t-il.

Le directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger, rappelle que la fermeture de la fonderie aurait de grands impacts sur l'économie de la ville.

Je ne pense pas que la solution soit la fermeture de Glencore. La fermeture éventuelle de Glencore, ça a un impact économique important pour Rouyn-Noranda et au-delà de l'impact économique, il y a un impact pour les gens qui perdraient leur emploi. Il y a des drames sociaux parfois derrière une perte d'emploi et il ne faut pas négliger ça, commente-t-il.

Le ministre de l'Économie appuie son collègue

Le ministre de l'Économie et de l'Innovation soutient la même position que son collègue délégué à la Santé et aux Services sociaux, c'est-à-dire que la fermeture de la Fonderie Horne n'est pas exclue.

Questionné sur cet enjeu à l'Assemblée nationale mardi matin, le ministre Pierre Fitzgibbon a abondé dans le même sens.

La santé publique est le numéro un, ça, c'est clair. J'ose croire qu'il y a des solutions; la proximité des émissions, il y a toutes sortes de choses qu'on avait évoquées à l'époque. La compagnie avait des idées aussi, en passant, elle n'était pas insensible à tout ça. Ils ont fait du travail sûrement depuis. Le comité interministériel va siéger bientôt, il y a des résultats qui vont sortir bientôt. Il faut prendre les bonnes décisions, mais encore une fois, la santé vient avant l'économie, a-t-il déclaré.

Pourtant, même le comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) à Rouyn-Noranda, composé de parents du quartier Notre-Dame, ne réclame pas la fermeture de la Fonderie.

À la base, le comité citoyen demande une réduction [des émissions], il n'est pas question de fermer cette usine-là. On est conscient que c'est important pour l'économie de la région. Quand on nous parle de fermeture, j'imagine que c'est vraiment une ultime solution, alors que nous on croit qu'il y a des solutions à cette problématique-là, a indiqué Valérie Fournier, porte-parole du comité.

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