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Projet d'usine d'asphalte : des citoyens confrontent le conseil municipal

Des citoyens sont assis dans la salle du conseil municipal de Rimouski, face au maire et aux conseillers municipaux.

Plus de 60 citoyens ont assisté à la séance du conseil municipal de Rimouski lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Radio-Canada

Plus de 60 citoyens ont assisté à la séance du conseil municipal de Rimouski lundi soir et pour dénoncer le projet de l'entreprise Sintra d'implanter une usine d'asphalte dans une carrière sur le Chemin de Lausanne.

Pendant plus d'une heure et dans une atmosphère souvent tendue, une soixantaine de citoyens, dont Marie Bertin, ont exprimé leur mécontentement face à ce projet qui implique l'implantation d'une usine qu'ils qualifient de polluante dans un secteur résidentiel.

Je suis enlignée direct vers la carrière. J'en veux pas! a-t-elle lancé.

Vous nous exproprierez à 150 % de la valeur de notre maison si vous voulez, ça me dérange pas. Je resterai pas là à me faire emboucaner, c'est pas vrai.

Marie Bertin, citoyenne de Rimouski

Je vais vous l'envoyer dans votre cour, monsieur le maire! Vous allez voir ce que vous allez dire, a ajouté Mme Bertin sous les applaudissements.

Son indignation était partagée par un autre résident du secteur, Pierre Desforges.

Une soixantaine de citoyens sont assis dans la salle du conseil municipal de Rimouski. Entre les rangées de chaises, Pierre Desforges est debout au micro.

Pierre Desforges, un résident du chemin de Lausanne à Rimouski, a pris la parole lundi soir pour pour dénoncer le projet d'implantation d'une usine d'asphalte près de chez lui.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Vous auriez dû nous informer avant, nous consulter. Nous autres, on va se faire empoisonner avec ça. La valeur de nos propriétés va chuter à cause de ça, c'est pas rien! On est des citoyens et on a le droit d'être représenté par vous, c'est votre joba rappelé M. Desforges.

Ce que je comprends c'est que vous demandez que les camions circulent dans une zone beaucoup plus densément peuplée, à travers des zones scolaires, a répondu le maire de Rimouski, Marc Parent, ce qui a suscité de fortes protestations dans la salle.

Un citoyen, Michel Damphousse, a demandé au maire s'il était de connivence avec l'entreprise Sintra pour l'installation de cette usine.

Quand on parle au ministre de l'Environnement, au ministre de l'Agriculture, allez-vous dire : ''oui on est derrière nos citoyens, on veut pas ça'' ou allez-vous dire ''c'est ben payant pis on le veut''? De quel côté êtes-vous?

Michel Damphousse, citoyen de Rimouski

Le maire a rejeté avec force cette idée qu'il a perçu comme une attaque à son intégrité. M. Parent affirme qu'il n'a même jamais rencontré les dirigeants de cette compagnie.

Dans la salle du conseil municipal de Rimouski, le maire est assis au centre, entouré de ses conseillers municipaux.

Pendant plus d'une heure lundi soir, le maire Marc Parent a dû répondre au mécontentement d'une soixantaine de citoyens.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Moi personnellement, je ne connais toujours pas la teneur du projet, a assuré le maire.

Il a indiqué avoir demandé à Transports Québec de rencontrer les résidents pour leur expliquer la nature du projet.

Selon M. Parent, deux options s'offrent au promoteur, la compagnie Sintra, soit l'implantation de cette usine temporaire sur le chemin de Lausanne ou l'intensification des activités au site actuel de l'entreprise sur la rue Saint-Germain.

Avec les informations de Denis Leduc

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