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La province investit 2,4 millions de dollars dans la santé mentale

Une adolescente dans un escalier, elle a la tête dans ses propres bras.

Cet investissement fait partie des recommandations de la firme de consultants Virgo Planning and Evaluation, qui a été embauchée par la province pour examiner la façon dont les services de traitement de la toxicomanie et de santé mentale peuvent être mieux coordonnés.

Photo : Getty Images / AngiePhotos

Radio-Canada

Le gouvernement du Manitoba a annoncé lundi qu’il déboursera 2,4 millions de dollars pour améliorer l’accès aux soins de santé mentale dans la province, d'ici les trois prochaines années.

Deux organismes de Winnipeg bénéficieront de cet investissement : le centre de santé communautaire Klinic et le centre Laurel, qui soutient les femmes victimes d'abus sexuels pendant leur adolescence. 

« Ce montant aidera un grand nombre de Manitobains dans leur récupération », dit Nicole Chammartin, la directrice générale du centre Klinic, en réaction à l’annonce du gouvernement. 

« On pourra étendre nos heures d’ouverture, renforcer notre programme de suivis traumatiques et créer un système d’admission centralisé qui permettra de diriger plus facilement les patients vers de l’aide appropriée », se réjouit-elle.

Cet investissement servira également à augmenter le nombre de thérapeutes du centre Laurel et ainsi recevoir près de 75 femmes de plus par année, soutient le gouvernement.

Des ressources en français?

L’organisation Santé en français a réalisé une étude auprès de différents organismes pour savoir où consulter en français, en cas de crises de santé mentale, de tentatives suicidaires ou d’agressions sexuelles (voir la carte ci-dessous).

Le centre de santé communautaire Klinic propose un service d’interprétation, sur demande et partiellement accessible, par téléphone et pendant les rendez-vous. Le centre Laurel, lui, ne fournit pas de services en français. 

Bien qu’il existe des programmes de soutien pour les francophones, ils restent lacunaires selon la Dre Ginette Poulin, directrice médicale à la Fondation manitobaine de lutte contre les dépendances (FMLD). 

La FMLD fournit des services en français, mais seulement à certains endroits. Est-ce qu’on manque une population qui ne vient pas parce qu’elle ne parle pas anglais? Ça se peut, déplore-t-elle. La fondation offre cependant des services au Centre de Santé où un conseiller jeunesse est présent trois jours par semaine.

La directrice médicale conseille aux Franco-Manitobains de se rendre à la clinique Rapid Access Addiction Medicine Clinic (RAAM) du 146, de l’avenue Magnus pour avoir des services dans leur langue maternelle.

La clinique peut également être contactée par téléphone, et les patients seront redirigés selon leurs besoins. 

De son côté, depuis le mois de juin, le centre de Santé de Saint-Boniface fait partie des neuf sites à Winnipeg qui accueillent des conseillers de la FMLD

Tous les lundi, mardi et jeudi, des conseillers jeunesse sont disponibles pour guider les jeunes francophones et leur famille sur des questions de santé mentale liées aux dépendances.

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