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Des organismes communautaires mettent en garde contre la drogue du viol

Une femme tient un verre de bière.

Des organismes communautaires veulent sensibiliser au sujet de l'ajout de drogue dans les boissons alcoolisées, à l'insu des victimes. (archives)

Photo : Getty Images / Izabela Habur

Boualem Hadjouti

Des organismes communautaires de l’Abitibi-Témiscamingue mettent en garde contre le GHB, communément appelé la drogue du viol. Ils affirment avoir eu connaissance de cas de clients de bars qui auraient été intoxiqués ces derniers temps par cette drogue introduite dans leur verre d’alcool à leur insu.

Le phénomène est très peu documenté, mais soulève quand même l'inquiétude des travailleurs chargés de la prévention des agressions à caractère sexuel. Le Centre intégré de santé et de service sociaux affirme de son côté que le GHB n'est pas la substance la plus inquiétante.

Renée-Maude Robin, du Point d'Appui, reçoit de plus en plus d'appels de gens, notamment des femmes, qui auraient été intoxiqués après avoir consommé du GHB à leur insu, dans les bars ou des restaurants à Rouyn-Noranda.

Dernièrement, on entend beaucoup plus parler de la problématique du GHB à Rouyn-Noranda.

Renée-Maude Robin du Point d'Appui

Ce dont on se rend compte actuellement, c'est que ça se passe un peu partout, donc autant dans les [fêtes] privées dans les bars que dans les restaurants à Rouyn-Noranda, a constaté Renée-Maude Robin.

On n'est pas capables de dire à une femme d'éviter un endroit ou un autre, c'est à prendre très au sérieux. Ce qu'on dit aux gens, c'est d'être à l'affût des signes qui peuvent survenir à la suite de consommation de GHB chez nos amis. Les employés, les amis, la famille qui détectent qu'il y a des choses anormales, d'être des témoins actifs, parce que ça peut être très dangereux, ajoute l'intervenante.

Son organisme est d'ailleurs très sollicité pour des conseils de prévention. On a aussi beaucoup plus de téléphones d'employés ou de tenanciers de bars à Rouyn-Noranda parce qu'ils savent que ça s'est passé dans leur bar, parce qu'ils veulent avoir des outils ou de l'information pour savoir comment faire de la prévention, dit-elle.

À Val-d'Or aussi

Mélanie Manseau, du CALACS l'Étoile du Nord, dit que Val-d'Or n'est pas non plus épargnée par ce phénomène. Elle affirme avoir déjà été informée de cas de femmes, mais aussi des hommes, qui auraient été intoxiqués après avoir consommé une très petite quantité d'alcool.

Par le passé il y a eu quand même plusieurs campagnes de prévention et de sensibilisation, peut-être que les gens le dénoncent de plus en plus, dit-elle. Nous aussi on voit et on entend des histoires ou est-ce qu'on dit que les personnes sont parties en ambulance du bar, qu'il y a eu plusieurs personnes dans la même soirée qui ont été intoxiquées.

Pour le chef de service en santé mentale et dépendance au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS-AT), Daniel Boisvert, cette drogue est présente dans la région, mais ce n'est pas la plus inquiétante.

Ce n'est pas la substance la plus observée et la plus étudiée actuellement, parce que sa prévalence en termes de consommation de substances psychoactives c'est encore très petit, dit-il. On va retrouver beaucoup plus de speed, de cannabis, de la cocaïne, beaucoup plus que le GHB, et l'alcool aussi.

Il s'inquiète surtout de la dépendance que crée cette substance chez certains consommateurs.

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Abitibi–Témiscamingue

Drogues et stupéfiants