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Contrer l'abandon scolaire en contexte de pénurie de main-d'oeuvre

Une salle de classe vide.

La pénurie de main-d'oeuvre au Saguenay-Lac-Saint-Jean permet aux étudiants de dénicher un emploi facilement.

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pénurie de main-d'oeuvre au Saguenay-Lac-Saint-Jean permet aux étudiants de dénicher un emploi facilement et de cumuler les heures de travail. Cette situation n’est toutefois pas sans conséquence puisque, selon une étude menée récemment par le groupe ÉCOBES, 30 % des étudiants peinent à concilier travail et études.

Le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS), de concert avec le Carrefour jeunesse-emploi, s’apprête donc à lancer une campagne de sensibilisation auprès des employeurs et des étudiants.

On recommande entre 15 et 20 heures pour un étudiant à temps plein qui veut aller sur le marché du travail, pointe l'agente de développement pour la mesure conciliation études-travail au Carrefour jeunesse-emploi Lac-Saint-Jean-Est, Claudia Boudreault.

Pour les employeurs, les étudiants font partie de la solution au manque de main-d'oeuvre, mais pour les étudiants, cumuler les heures de travail peut compromettre la réussite scolaire.

Jérémy Cloutier en entrevue devant une affiche.

Le professionnel en intervention au CRÉPAS, Jérémy Cloutier, croit qu'il est important de faire de la sensibilisation auprès des jeunes et employeurs en contexte de pénurie de main-d'oeuvre.

Photo : Radio-Canada

Il y a même des entreprises qui ont téléphoné directement à des commissions scolaires pour avoir des listes de décrocheurs pour les embaucher. D'où la nécessité de faire de la sensibilisation.

Une citation de :Jérémy Cloutier, professionnel en intervention, CRÉPAS

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est encore la région où le taux de décrochage scolaire est le plus bas au Québec. Selon Claudia Boudreault, il faut éviter que la tentation d'un emploi à temps plein bien rémunéré provoque l’abandon de l'école avant l'obtention du diplôme.

Si le travail permet aux étudiants de se développer, il ne doit toutefois pas les empêcher d'étudier.

Là, présentement, ça stagne, mais je ne suis pas certaine que ça ne pourrait pas avoir des répercussions à moyen et long terme, poursuit-elle.

La campagne du CRÉPAS et du Carrefour jeunesse-emploi sera déployée auprès des employeurs et des étudiants lors des journées de la persévérance scolaire en février.

D'après le reportage de Jean-François Coulombe

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