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L’intelligence artificielle pourrait prédire nos réponses émotives à la musique

Une femme pleure en enlevant ses écouteurs.

Des recherches dans le domaine pourraient servir en musicothérapie pour la stimulation de parties précises du cerveau de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Photo : getty images/istockphoto / STUDIOGRANDOUEST

Radio-Canada

Les algorithmes d’apprentissage automatique pourraient se servir de facteurs comme la fréquence, le rythme et l’harmonie pour prédire les réactions émotives des gens à différentes chansons, selon une nouvelle étude de l’Université de la Californie du Sud. Cela pourrait servir à créer des expériences musicales ciblées dans plusieurs contextes, dont celui de la musicothérapie.

L’étude démontre entre autres que plusieurs caractéristiques musicales peuvent déclencher différentes réactions physiologiques, cérébrales et émotives. 

L’équipe de recherche a fait le tour de plateformes de diffusion de musique en continu pour trouver des morceaux peu connus avec les mots-clés content ou triste. Elle a fait écouter 60 chansons associées à chacune des émotions à plusieurs cobayes humains pour trouver les trois pièces qui ont induit la joie et la tristesse avec le plus de fidélité.

Une centaine de personnes qui n’avaient jamais entendu les chansons les ont ensuite écoutées en portant des détecteurs de pouls, de chaleur et d’électricité, tout en notant leurs émotions sur une échelle de 0 à 10.

Toutes les données ainsi que 74 des caractéristiques musicales (fréquence, rythme, timbre, etc.) de chacune des chansons ont ensuite été analysées par différents algorithmes d’apprentissage automatique. Ils ont pu identifier les indicateurs de réponse émotive les plus fiables.

L’équipe de recherche a par exemple constaté que la brillance d’une chanson (les niveaux de ses basses et moyennes fréquences) et la force de son rythme étaient parmi les meilleurs prédicteurs pour la fréquence cardiaque et l’activité cérébrale des gens qui l’écoutaient.

Une fois que l’on comprendra comment différents médias affectent vos émotions, on pourra s’en servir pour appuyer ou améliorer les expériences humaines, explique le professeur et directeur de l’étude, Shrikanth Narayanan, en entrevue au MIT Technology Review.

C’est donc dire que les recherches sur le sujet en sont encore à leurs balbutiements. L’équipe de Shrikanth Narayanan croit toutefois qu’on pourra éventuellement s’en servir pour concevoir de la musique pour des situations bien précises.

Le chercheur évoque par exemple la possibilité d’aider des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale pour stimuler des parties spécifiques de leur cerveau en musicothérapie. Il serait aussi possible de s’en servir pour créer des trames sonores de films qui susciteraient de fortes émotions.

Avec les informations de MIT Technology Review, et TechnologyNetworks

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