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Les exercices à la maison ne conviennent pas à tout le monde, dit un entraîneur

Une femme installe une vidéo de remise en forme sur son ordinateur, qui est connecté à un écran de télévision.

Les revenus de l'industrie de la remise en forme atteignent des milliards de dollars dans le monde.

Photo : Radio-Canada

Audrey Paris

Un entraîneur professionnel estime que les vidéos de remise en forme sur le web peuvent mener à des blessures si une personne est mal accompagnée. Jonathan Cantin souligne toutefois que ce type d’exercices peut encourager les gens à faire davantage de sport.

D'après lui, les entraîneurs non professionnels ne détiennent pas tous les outils pour répondre aux questions des clients qui s'entraînent à la maison, loin de l'expertise des entraîneurs qui ont étudié dans le domaine.

Pourtant, les vidéos de remise en forme vendues par des entraîneurs non professionnels sont très populaires au Québec. À elle seule, l’entreprise californienne Beachbody estime que plus de 8000 personnes dans la province agissent pour elle à titre de représentants des ventes auprès d’au moins 44 000 Québécois.

Jonathan Cantin pense que ce modèle d'affaires peut faire en sorte que les entraîneurs non professionnels soient plus tentés de vendre des produits que d'aider les gens.

Moi, parce que j’ai étudié dans le domaine, je sais où tracer mes limites, explique-t-il. Je connais la valeur des autres professions dans mon métier. Il craint qu'un entraîneur Beachbody puisse transmettre une information erronée par peur de perdre un client.

L’entraîneur indique que si un client est blessé, un professionnel saura à quel moment son expertise s’arrête, donc à quel moment il devra proposer à la personne de consulter un spécialiste comme un médecin ou un kinésiologue.

Les vidéos sur YouTube et sur le web, c’est rempli d’information, mais aussi de désinformation. Si on est une personne qui n’est pas en bonne santé, ce qu’on va trouver sur Internet, c’est général comme entraînement.

Jonathan Cantin

Il donne l'exemple d'une personne qui faisait beaucoup de sport avant, qui a arrêté durant 10 ou 15 ans et qui souhaite se remettre en forme. Selon lui, cette personne doit être bien accompagnée, puisqu’elle pourrait être tentée de s’entraîner au même rythme qu’avant.

S’entraîner à la maison... comme au gym

De son côté, l’entreprise Nautilus Plus a dévoilé l’an dernier une plateforme de vidéos de remise en forme et de plans alimentaires entièrement sur le web, Ultime Fit.

L’idée est de permettre aux abonnées des salles de sport de s’entraîner à la maison.

Le web, c’était un incontournable pour nous, on veut être là où sont les gens, affirme la kinésiologue Karine Larose. On voulait bien encadrer les gens avec des exercices sécuritaires et en français.

Une plateforme de vidéos en ligne pour Nautilus Plus

Celle qui est aussi directrice des communications chez Nautilus Plus ajoute que la plateforme existe pour aider les membres qui ne peuvent pas se rendre tous les jours au gym. L’idée, c’est de ne pas sauter d’entraînement. On voulait aussi rejoindre les gens qui n’ont pas accès à un centre près de chez eux.

L'important, c'est d'éviter l’abandon. On sait que, faire de l’exercice, ce n’est pas évident.

Karine Larose

Les salles de sport n’ont d’autres choix que de s’ajuster à l’ère du web et des réseaux sociaux, d’après le professeur en stratégie de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval Yan Cimon.

Le mouvement des diètes et de la remise en forme, c’est une industrie cyclique, tout le monde doit embarquer. Il peut arriver qu’un concept émerge et prenne toute la place.

Yan Cimon ajoute que l’industrie de la remise en forme est prospère avec, à elle seule, des revenus de 250 milliards de dollars annuellement dans le monde.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

Québec

Santé