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Itinérance et santé mentale : la Ville de Québec est à bout de ressources

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Selon des organismes communautaires, l'itinérance est en recrudescence à Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

Tout en annonçant un nouvel investissement pour lutter contre l’itinérance à Québec, le maire Régis Labeaume a indiqué que la Ville était à bout de ressources pour venir en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Selon Régis Labeaume, l’itinérance est en hausse dans la capitale et la Ville de Québec, seule, sera incapable de contrer le phénomène. Il a longuement insisté pour que les gouvernements supérieurs en fassent davantage.

Nous, la Ville, on fait tout ce qu'on peut. Mais honnêtement, on est rendu accoté. Le service de police est accoté, laisse tomber Régis Labeaume.

Bien que ce ne soit pas tous les itinérants qui souffrent d’un problème de santé mentale, le maire estime qu’il s’agit d’un problème majeur auquel font face de plus en plus de grandes villes.

Les maires des 20 plus grandes villes, on est unanime. Les plus gros problèmes de sécurité dans les grandes villes canadiennes, ce sont des problèmes de santé mentale.

Régis Labeaume, maire de Québec

Régis Labeaume, maire de Québec

Photo : Radio-Canada

Dans la Cité-Limoilou, 70 % des interventions des policiers, c'est pour des problèmes de santé mentale. Les policiers sont rendus au bout du rouleau.

Régis Labeaume, maire de Québec

Sans faire de demandes précises, Régis Labeaume souhaite que les gouvernements provincial et fédéral déploient plus de ressources en santé mentale ce qui, selon lui, pourrait permettre de mieux accompagner les personnes en situation d’itinérance.

370 000 $ de plus pour IMPAC

L’administration Labeaume a annoncé du même souffle qu’elle doublait le financement du programme IMPAC, créé en 2013.

Ce programme est destiné aux personnes en situation d’itinérance ou qui souffrent de problèmes de santé mentale et qui doivent se présenter en cour municipale pour diverses infractions.

Plutôt que de les mettre à l’amende, ce programme permet de les accompagner dans le processus judiciaire et parfois même d’annuler leur contravention s’ils acceptent de se laisser aider par des professionnels.

En six ans, le programme IMPAC a permis de guider 827 vers les services pouvant les aider et à ce jour, près de 200 dossiers sont toujours en traitement.

Le montant additionnel de 370 000 $ annoncé pour 2020 permettra d'embaucher les ressources nécessaires pour la création d'une deuxième équipe d'intervention.

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