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De l'aide psychologique offerte à des élèves après la mort violente d'un bambin

Des ours en peluche, des jouets et des bougies allumées déposées par terre.

Des ours en peluche, des jouets et aussi des messages de condoléances à l'extérieur de la maison où le garçon de 3 ans a été poignardé.

Photo : Dana Hatherly/CBC

Abdoulaye Cissoko

Des équipes de psychologues, de travailleurs sociaux et de conseillers d'orientation ont été déployées dans les écoles de la Division scolaire de Winnipeg pour offrir du soutien aux élèves après qu'un enfant de 3 ans eut été mortellement poignardé. La Divsion scolaire franco-manitobaine (DSFM) dit aussi avoir pris des dispositions pour aider les enfants qui en auraient éventuellement besoin.

Un enfant est photographié debout, souriant, face à la caméra.

Hunter Straight-Smith, 3 ans, est mort samedi 2 novembre après avoir été hospitalisé dans un état critique.

Photo : photo soumise par la famille

À la Division scolaire franco-manitobaine, le directeur général, Alain Laberge, reconnaît que ces drames pourraient avoir une incidence sur les élèves.

Il dit que c’est pour cette raison que la division suit la situation de près. La semaine dernière, la DSFM a envoyé un message à ses équipes de spécialistes dans chacune des écoles pour leur demander d'être plus vigilantes et plus à l'écoute des jeunes.

« C'est pour voir si les élèves auraient besoin de parler, de discuter et parfois juste de pleurer », indique-t-il.

Alain Laberge dit que l'aide à apporter dépend de l'âge des enfants. Certains élèves vont faire faire des dessins, d'autres veulent parler tandis que, chez d'autres enfants, des allégories et des histoires sont utilisées pour leur faire comprendre que ce qui s'est passé est anormal.

Une démarche, ajoute-t-il, à laquelle sont associés les parents.

Un homme à lunettes, vêtu d'un veston rouge foncé, debout dans le hall d'entrée d'une école, l'air sérieux.

Alain Laberge est le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM).

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

« Lorsque les enfants sont rencontrés par les psychologues, les parents doivent être au courant et donner leur consentement. Ils sont impliqués dans le processus », précise le directeur de la DSFM.

À la Division scolaire de Winnipeg, la porte-parole, Radean Carter, indique qu'une lettre a été également envoyée aux parents vendredi.

Elle dit que la direction reconnaît que de nombreux incidents violents se sont produits et, de ce fait, elle veut s'assurer que les élèves et leurs parents sont bien au courant qu'il y a des aides disponibles auprès de la division scolaire. Elle ajoute que les enseignants bénéficient aussi d'un tel soutien.

Hunter Straight-Smith, 3 ans, a succombé à ses blessures samedi après avoir été poignardé dans son sommeil. La semaine précédente, une adolescente de 14 ans est morte après une agression à l'arme blanche.

Des services importants

Pour le psychologue Roger Dubois, qui travaille au Centre Renaissance, un centre affilié à l’Université de Saint-Boniface pour offrir des services en santé mentale aux étudiants, une telle assistance est cruciale « parce que la question peut survenir à l'école ». « Un enfant peut dire que c'est effrayant, et le professeur ne peut pas facilement éviter la question. »

Un homme seul assis dans un bureau.

Roger Dubois, psychologue au Centre Renaissance.

Photo : Radio-Canada

Mais, comme enseignant et parent, comment y répondre? M. Dubois recommande de ne pas esquiver la question et, surtout, de l'aborder honnêtement.

Il conseille aussi de ne pas en rajouter pour empirer la situation. « Il faut que tu dises que ça n'arrive pas toujours. Que ça n'arrive pas dans tous les foyers. Il faut dire à l'enfant qu'il doit se réjouir que ce ne soit pas le cas dans sa famille. Mais il faut également avoir une pensée pour les familles dans lesquelles cela se produit. »

Roger Dubois dit qu'il est tout aussi important de demander à l'enfant ce qu'il en pense et ce qu'il voudrait faire pour les parents et les frères et soeurs de la victime. Il affirme qu'un tel processus permet à l'enfant de mettre les choses en perspective.

Le psychologue rappelle par ailleurs que les réactions à ce genre de situations varient d'un enfant à un autre.

Selon lui, chez certains, l'impact n'est pas si important que cela, tandis que chez d'autres, il peut être très fort.

Manitoba

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