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Dons d’organes : renverser le fardeau du consentement

Fabrice Tremblay et Sylvain Gaudreault.

Fabrice Tremblay, alors qu'il présentait son projet de pétition au député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, en juin dernier

Photo :  courtoisie

Denis Lapierre

Un homme de Lamarche qui a reçu un rein il y a 25 ans est soulagé de voir, avec le dépôt d’un projet de loi mardi à Québec, de l’ouverture pour faciliter le don d’organes.

Fabrice Tremblay avait déposé une pétition en faveur du consentement présumé le 8 octobre dernier à l’Assemblée nationale. En tout, 371 personnes l’ont signée.

Actuellement, tout Québécois qui souhaite que ses organes soient prélevés à sa mort doit signer l’autocollant de consentement et l’appliquer au dos de sa carte d’assurance maladie.

Avec le projet de loi qu’il déposera mardi, le député libéral de Frontenac, André Fortin, souhaite officiellement faire renverser ce principe.

Nous, on fait le pari qu’il y a beaucoup de gens qui, essentiellement, oublient de la signer, prennent la carte un peu comme on prend une carte de crédit, un permis de conduire. On prend la carte dans l’enveloppe, on jette l’enveloppe, estime André Fortin.

Le projet de loi ferait en sorte que les Québécois devraient désormais signer un refus de dons d’organes, plutôt qu’un consentement. Une façon selon lui d’améliorer la performance en matière de prélèvement.

Au Québec, actuellement, il y a 24 donateurs par million d’habitants. En Espagne, c’est le double, souligne André Fortin, qui attribue une partie de ce résultat à l’application du principe de consentement présumé.

Il précise que ce principe n’éliminera pas la nécessité d’en discuter avec les proches qui auront toujours le dernier mot.

En ce sens, il ajoute que cette seule mesure ne sera donc pas suffisante pour optimiser la performance en matière de prélèvement. Il croit cependant qu’elle serait un pas dans la bonne direction.

Une initiative bien accueillie

Pour Fabrice Tremblay, c’est une excellente nouvelle.

Moi, je trouve que c’est une excellente initiative du député Fortin, déclare-t-il.

Il croit que l’adoption du principe du consentement présumé est une des façons d’améliorer le bilan du Québec en matière de dons d’organes et cite en exemple les cas de pays comme la France ou l’Espagne, où la mesure est en place depuis des années. Il souligne aussi le cas de la Nouvelle-Écosse, qui vient d’adopter une loi en ce sens.

Fabrice Tremblay croit cependant que la mesure doit être accompagnée d’une campagne d’information pour bien expliquer les conséquences de sa mise en place.

Il espère aussi que l’initiative aura l’appui d’une majorité de députés.

Saguenay–Lac-St-Jean

Santé